AVENIR 27 par Bufangelie
LE
GUIDE, PRISE DEUX
Pour : Tous (N)
Droit d’auteurs : Les personnages de la série Buffy contre les vampires ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété de Joss Wedon.
Résumé :
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Valery : Je vais mourir.
Chris : (en colère) Qu’est-ce qu’il y a dans ton sang?
Valery : Une espèce de potion.
Darla : Je te retrouve enfin.
Angélus : Je t’ai manqué?
Drusilla : (rire dément) Amen!
Chez Valery, dans la cuisine. Isabelle est dans sa chaise haute et joue avec une cuillère en plastique. Valery fait la cuisine. Les premières notes de « I will survive » commencent à jouer à la radio. Elle monte le son.
Valery : Oh, j’adore cette chanson.
Elle commence à se déhancher au son de la musique, puis à chanter en se servant de sa cuillère en bois comme d’un micro. Isabelle tape dans ses mains. Valery se retourne, puis fige dans sa position. Spike est dans le cadrage de la porte et sourit en la regardant rougir.
Spike : J’interromps quelque chose?
Un peu plus tard. Spike est assis à table et tiens le biberon d’Isabelle, qui tète en fermant progressivement les yeux. Valery sort des carottes du frigo et se met à les couper en juliennes.
Valery : Isabelle est capable de tenir son biberon seule, maintenant, tu sais.
Spike : Oui, mais elle s’endort plus vite quand elle n’a pas à le faire. Et j’ai vraiment envie qu’elle dorme.
Valery : Tu as trouvé la nuit longue?
Spike : (pose le biberon, se lève et s’approche de Valery dans son dos) Si je l’ai trouvé longue? Elle a passé la moitié de la nuit à pousser des cris de mort : j’avais l’impression que quelqu’un était en train de l’égorger.
Valery : Elle perce des dents. Et puis, si tu étais si fatigué que ça, tu n’avais qu’à ne pas venir me rejoindre dans mon lit…
Spike : Que veux-tu, j’étais réveillé! Et ton chat m’a littéralement délogé du divan. Et puis, ton lit est beaucoup plus confortable…
Valery : Il y a une chambre d’amis juste à côté de la mienne, et le lit est très confortable.
Spike : (passe un bras autour de la taille de Valery) Oui, mais il y a quelque chose dans ta chambre qu’il n’y a pas dans a chambre d’amis! (Il prend une carotte découpée dans l’assiette de Valery et la croque)
Valery : Hey! Espèce de pique-assiette! Veux-tu bien sortir de ma cuisine et aller voir ailleurs si j’y suis? Tu ne dois pas aller au Lycée, aujourd’hui?
Spike : À quoi bon, si mon photographe personnel n’y est pas? Et je sais comme toi que c’est aujourd’hui que la petite fille que les sorcières ont adopté arrive aujourd’hui. Je ne vais quand même pas rater ça! En parlant de raté, où est ton cher Christopher?
Valery : Il est au Lycée. Il a décidé d’y aller, ce matin. Moi, j’ai préféré rester ici. Et, juste comme ça, ce n’est pas un raté.
Spike : Et on peut savoir pourquoi tu t’actives tant devant tes fourneaux?
Valery : Je fait simplement des spaghettis et une salade. Tu manges avec nous?
Spike : Pourquoi pas?
Valery : (regarde sa montre) Il faut se dépêcher, elle arrive dans une heure.
Ils s’installent à la table et mangent. Un peu plus tard. Tout le monde est chez Willow et Tara, dans le salon, y compris Alex, Anya, Cordélia et Oz. Même Giles a levé le nez de ses bouquins pour voir arriver Catherine. Valery somnole dans un fauteuil, Isabelle dans les bras.
Angel : (à Spike) Elle a l’air assez fatiguée.
Spike : Isabelle perce ses dents.
Buffy : Oh, Seigneur…(à Angel) Tu te souviens de quand Thierry perçait ses dents?
Angel : Impossibilité de fermer l’œil de la nuit. C’était horrible.
Willow : Wesley et Audrey sont en retard, j’espère qu’il n’est rien arrivé.
Alex : (toussote) J’aimerait profiter de ce moment de calme pour vous annoncer quelque chose.
Tout le monde se retourne vers Alex, qui prend la main d’Anya.
Anya : On va avoir un bébé!
Tout le monde félicite Alex et Anya, qui ont l’air très heureux. La conversation s’oriente vers les joies de la maternité. Cordélia commence à parler que ça lui dirait assez d’avoir un enfant, elle aussi. Mais bien sûr que sa carrière et celle d’Oz prennent beaucoup de place. Valery ouvre les yeux tout d’un coup.
Valery : Ils arrivent.
Angel : (étonné, se retourne) Qui?
On frappe à la porte. Tara se lève et va répondre. Wesley entre à l’intérieur en premier.
Wesley : Bonjour tout le monde. J’ai le plaisir de vous présenter Catherine.
Une petite fille aux cheveux noirs et aux yeux bleus entre dans la maison. Ses yeux sont d’un bleu si profond, si foncé, qu’il semble impossible pour Tara et Willow de fixer autre chose. Elles entrent en transe, un instant. Puis, Tara se réveille.
Tara : Hum! Bonjour, Catherine. Tu vas bien?
Catherine : Mes parents ont été tués devant moi. J’ai été dépaysés, on m’a emmené en Angleterre pour ensuite m’envoyer aux États-Unis dans un couple de lesbiennes. Quelle expérience est la plus traumatisante, selon toi ?
Spike : Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle a du caractère !
Catherine : Toi, le vampire, on t’a rien demandé…pour l’instant.
Valery : (se lève, passe le bébé à Christopher) Tu es un guide.
Catherine : (tourne la tête vers elle) Qui es-tu ?
La fillette et la jeune femme se regardent un instant. À la surprise générale, Catherine se jette dans les bras de Valery en pleurant. La tueuse soulève la petite fille dans ses bras et la serre contre elle.
Cordélia : Là, j’ai pas tout compris.
Valery : (s’assoit dans le fauteuil, Catherine sur les genoux) Catherine est un guide.
Angel : Un guide ? Comment cela est-il possible ?
Catherine : Ton cas n’est pas isolé. Bien des vampires, au prise avec divers problèmes, doivent recourir à un guide. Toi, tu devais obtenir ta rédemption.
Valery : D’où mon arrivée.
Buffy : Et peut-on savoir qui tu dois guider ?
Spike : (tous les regards convergent vers lui) Hey ! Qui vous a dit que je voulais redevenir humain ?
Catherine : Qui t’a dit que j’avais envie de t’aider ? Mais c’est ma mission et je m’en acquitterai. Si je ne décide pas de t’enfoncer un pieux dans le cœur.
Alex : Ça promet d’être assez intéressant. (se lève) Bon, moi et Anya devons y aller. Il y a un démon qui doit passer ce soir pour…heu…
Anya : S’assurer que mon bébé n’ait pas le cerveau de son père. Au-revoir, tout le monde.
Oz : Et, moi et Cordy, on s’en va aussi. Bonne chance, avec la petite.
Christopher : Moi, je dois retourner au Lycée. (passe Isabelle à sa mère) Je te dépose à la maison ?
Valery : Ouais, pourquoi pas ?
Spike : Je viens aussi.
Catherine : Tu n’iras nulle part. Nous devons discuter. Tu as une mission devant toi.
Valery : Ouais. Reste discuter avec ton guide. Je vais passer l’après-midi enfermée dans mon atelier, de toute façon.
Catherine : (à Valery) Tu ne restes pas ?
Valery : Willow et Tara seront avec toi.
Catherine : On pourrait discuter longtemps du genre d’encadrement que ce genre de filles procure à des enfants comme moi.
Valery et Chris partent. Arrivés à la maison, Valery se dirige directement vers sa chambre. Elle ouvre le dernier tiroir de la commode où elle range ses pinceaux et en sort une fiole et une seringue.
Chris : Je déteste quand tu fais ça.
Valery : (envoie une chiquenaude sur la seringue) Tu vas être en retard au Lycée, Chris. (elle se plante l’aiguille dans la cuisse et grimace de douleur)
Chris : Tu ne vois pas que ça te fait du mal ?
Valery : Sans cela, je serais déjà morte. Allez, file.
Elle referme la porte de son atelier. Chez Willow et Tara. La nuit est tombée. Catherine, Willow, Tara et Spike sont assis au salon.
Tara : Donc, Spike ne cherche pas à redevenir humain, si j’ai bien compris.
Spike : Encore heureux ! Bon, maintenant que je sais ce que je voulais savoir, je part.
Willow : Tu vas rejoindre Valery ?
Spike : C’est Angel qui t’a demandé de me dire ça ? Pour ta gouverne, je vais chasser.
Catherine : Je viens avec toi.
Spike : (soupire bruyamment) Écoute, tu es une petite fille, va jouer à la poupée et laisse les grands s’occuper des vampires, veux-tu ? (se retourne et se dirige vers la porte)
Willow : Je crois qu’il a raison.
Catherine : (À Spike) Si tu veux savoir ce qui va arriver à Valery, laisse-moi t’accompagner.
Spike se détourne de la porte et fixe Catherine un moment. Chez Valery. Elle est occupée à sa peinture. Elle dessine, jette un regard aux photos devant elles, retrempe son pinceau dans un des petits pots sur le côté et reprend sa peinture. On ne voit pas ce qu’elle dessine. Elle passe sa main sur son front, comme si elle avait très chaud. Elle se frotte les eux. La tueuse se lève, fait quelques pas devant elle. La pièce balance devant ses yeux. Elle pose la main sur le mur en espérant retrouver son équilibre.
Dans le cimetière. Spike marche aux côtés de Catherine.
Spike : Alors, dis-moi. Qu’est-ce qui va lui arriver ?
Catherine : Son sacrifice sera ta mission.
Spike : Ça t’étonne si je te dis que je ne comprends rien à ce que tu me raconte ?
Catherine : Ce n’est pourtant pas si compliqué. Ton cerveau doit être complètement pourrit pour que tu ne saisisse pas ce que je te raconte. Quoi que sur un cadavre…
Spike : Est-ce qu’on pourrait éviter le sujet de mon vampirisme pour se concentrer sur les stupidités que tu me débites depuis tout à l’heure ? Je veux dire, je suis un vampire, tu dois me guider, alors guide moi qu’on en finisse, j’ai autre chose à faire.
Catherine : (regarde derrière lui) Oh, un vampire !
Spike se retourne et s’avance vers le vampire qui se dresse de toute sa hauteur devant lui,
Spike : T’as pas choisit ton soir pour m’attaquer, toi. Ne t’inquiète pas, je vais faire vite.
Il frappe plusieurs fois le colosse au ventre et le pousse contre une tombe. Son adversaire bascule sur celle-ci. Spike casse une branche d’arbre et de son pied gauche il frappe le vampire à la tête.
Spike : (à Catherine) Tu vois, ça, c’est avoir un cerveau complètement pourrit. (au vampire) Ne le prend pas personnel, vieux.
Spike prend son élan et le trucide une bonne fois pour toute. Catherine applaudit plusieurs fois, mollement, sans enthousiasme.
Spike : Toi, tu m’énerves. Si je ne me retenais pas…
Catherine : Ne te retiens pas, je t’en prie ! Je m’en fiche. Mais pense bien à ta copine avant de lever la main sur moi ! Et je t’en pris, prend vite ta décision, moi aussi, j’ai autre chose à faire que de t’entendre râler.
Spike : Dis moi, et sans parabole, sans métaphores et sans mystères ce qui va arriver à Valery.
Catherine : Oh, c’est simple : elle va mourir.
Spike : Ça te dérangerait d’être un peu plus précise ?
Catherine : Ta mission consistera à prendre une décision qui sera meilleure pour quelqu’un d’autre que toi. Qui te fera souffrir, mais grandir. Ici, ce n’est pas ton humanité qui est en jeux : il s’agit plutôt de ne pas perdre ce que tu as gagné.
Spike : Tu parles, j’imagine, des quelques pouvoirs que j’ai reçu ?
Catherine : L’ancien observateur de Natalia, Harvey O’Connor, dont tu as entendu parlé, as maintenant plus de pouvoir que l’on ne peut l’imaginer. Il t’a donné les quelques pouvoirs que tu possèdes, il a rendu son humanité à Angel et il a sauvé Valery de la mort.
Spike : C’est l’Homme-Lumière qui a fait tout ça.
Catherine : Qui crois-tu qu’est l’Homme-Lumière ? Un envoyé du ciel ? Il a travaillé pour les « Pouvoirs qui Sont » pendant des années, mais maintenant sa colère est si grande qu’elle l’anéantit. Il a fait dévier le destin de Natalia sur Valery et maintenant il fera tout pour être vengé.
Spike : Je ne comprends pas.
Catherine : (un peu en colère) Ce n’est pourtant pas si compliqué ! Ce bon vieux Harvey s’est fait torturé, puis tué, par la méchante tueuse devenue vampire. Tu suis ? Après être mort, il a travaillé pour les « Pouvoirs qui Sont ». Il a fait de très bonne action, a eut accès au paradis, mais au lieu d’y entrer, il a décidé de se venger. Natalia la vampire étant morte, il créa une Natalia la tueuse, et y calque le véritable destin, auquel Natalia était réellement destinée. Tu comprends ?
Spike : Ouais. Y’a juste une chose qui me dérange.
Catherine : Quoi?
Spike : Toi!
Maison de Valery. Sa main glisse sur le mur et elle perd l’équilibre. Son corps émet des tremblements. La tueuse se prend la tête dans les mains, ses yeux cherchent un point de repère. Elle perd conscience.
Dans le cimetière. Catherine suit Spike en courant. Lui ne prend aucune disposition pour l’attendre. Soudain, la petite fille s’arrête raide. Spike fait encore quelques pas, puis réalise que Catherine ne le suit plus. Il soupire, puis se retourne.
Spike : Quoi encore? Tes lacets sont défaits et tu veux que je te les rattaches?
Catherine : C’est Valery. Elle a mal.
Spike : Comment le sais-tu ?
Catherine : Nous sommes reliées. Les liens entre deux guides sont plus fort que n’importe quel lien au monde, excepté peut-être les lien mère-enfant et entre âmes sœurs. Nous ne sommes pas reliés par le sang. Nous le sommes par l’âme. Et maintenant, Valery souffre terriblement.
Spike : Alors, qu’est-ce qu’on attend ?
Il se dirige vers son guide et la soulève dans les airs, puis se met à courir en direction de la maison de Valery, portant la petite fille sous son bras comme un fardeau. Arrivé à la maison. Spike pose Catherine au sol, frappe plusieurs fois à la porte, puis, d’un coup d’épaule, brise le battant.
Catherine : La porte n’était même pas fermée à clé, Spike.
Spike : Lâche-moi, veux-tu ? (appelle) Valery !
Catherine : Elle est dans son atelier.
Spike monte les marches à la course. Il ouvre toutes les portes une à une, cherchant l’atelier en question. Il ouvre successivement un placard à balai, la chambre de Chris, une chambre d’ami…pour enfin trouver l’atelier. Le vampire fige sur le pas de la porte : son amie gît, pâle comme la mort, sur le plancher froid. Spike recule dans le couloir et se penche sur la rampe de l’escalier pour voir son guide au rez-de-chaussée.
À l’hôpital. Spike est assis, à côté d’Angel, dans une salle d’attente. Ils sont tous les deux assez raides, sur leur chaises. Spike pianote sur le bras de son siège. D’abord plutôt calme, Angel fini par s’énerver.
Angel : Tu veux bien arrêter ça ?
Spike : (continue de plus belle) Pourquoi ?
Angel : (inspire profondément) Tu sais ce qui s’est passé ?
Spike : Non. Je ne sais même pas comment je me suis retrouvé ici.
Un jeune homme aux cheveux bruns, en blouse blanche, entre dans la salle d’attente. Dawn le suit de près. Angel et Spike se lèvent.
Dawn : Angel, Spike, je vous présente Lucas Quine. C’est le médecin qui a examiné Valery.
Angel : Qu’est-ce qu’elle a ?
Lucas : On ne sait pas encore. Nous attendons les résultats des examens.
Spike : Elle est en danger ?
Lucas : Non, pas pour l’instant, du moins. On lui a donné un calmant, elle se repose.
Spike : Alors je veux la voir.
Lucas : Je ne suis pas certain…
Spike : (agrippe le médecin par sa blouse) J’ai dit que je voulais la voir, je n’ai pas demandé si je pouvais le faire.
Dawn : Spike ! Calmes-toi, ou j’appelle la sécurité !
Angel : (ne notant aucune réaction) William ? Calme-toi.
Spike relâche lentement le docteur et sort de la salle. Angel réfléchit un moment.
Angel : Appelez-moi quand vous aurez les résultats.
Il sort de la salle. Maison de Valery. Chris est dans la cuisine, avec Isabelle. Il est en train de se préparer un sandwich. Angel entre, attrape Chris par son manteau en cuir et le plaque contre le mur.
Angel : Tu vas me dire tout de suite ce que tu sais.
Chris : De quoi tu parles ?
Angel : (le frappe contre le mur) Je sais que tu es au courant de ce qui arrive à Val ! Tu vas me le dire, ou je fais un sandwich avec ta cervelle !
Chris : (après un silence) Je n’en suis pas certain.
Angel : (le relâche) Dis toujours.
Chris : Depuis quelques temps, elle s’injecte dans les veines un produit qui pousse ses capacités au maximum. Jusqu’ici, elle n’avait eut aucun effet secondaire, puis, tout d’un coup, il y a eut des étourdissements, des nausées, des chaleurs et des suffocations, même, parfois.
Angel : Tu crois que ça a un lien ?
Chris : J’en sais rien, je te dis.
À l’hôpital. Valery est dans sa chambre, elle rêve. Elle marche dans une salle très sombre. Un homme est dos à elle. C’est Spike. La tueuse lui pose la main sur l’épaule et le retourne, puis recule, effrayée. Le vampire est sans visage. La pièce commence à s’éclairer, plusieurs autres vampires du même calibre que Spike lui tourne le dos. Elle cherche, elle touche ces corps qui ressemblent tous tant à celui qu’elle cherche. Puis, Valery le trouve. Spike s’approche d’elle et la tueuse pose la tête sur son épaule. Le visage de Spike se transforme et il la mord.
Valery : (gémissement) William…
La tueuse se réveille en sursaut. Elle ouvre les yeux, puis les referme. Elle cherche à tâtons le bouton pour appeler l’infirmière. La pauvre finit par l’attraper, et appuie plusieurs fois dessus. Dawn entre dans la chambre.
Dawn : Alors, tu te réveilles ? J’en connais un qui va être heureux de voir ça.
Valery : Ne laisse personne entrer.
Dawn : (vérifie le pouls de Valery) Et pourquoi ça ?
Valery : Parce que je suis aveugle.
Autre pièce. Dawn est en face de Spike, qui a l’air très en colère.
Spike : Comment ça a pu arriver ?
Dawn : Je n’en sais rien. Elle est incapable de se tenir debout et elle est totalement aveugle. En plus, nous avons trouver quelque chose…dans son sang.
Spike : Comment cela ?
Dawn : Lucas dit que ça ressemble un peu à des stéroïdes, sans pourtant en être. Utilisé à grande dose, ça aurait put causer ce qu’elle a maintenant. Il faudra la sevrer de ce produit.
Dans la voiture. Spike est assis à côté de Valery, qui se tient très droite sur son siège. Personne ne parle. Spike effleure Valery et elle sursaute fortement.
Spike : Tu avais l’intention de me le dire ?
Valery : Quoi ?
Spike : Que tu te droguais ?
Valery : Je ne me drogue pas, Spike.
Spike : C’est ton sang que j’ai bu. J’aurais dû le savoir tout de suite. Qu’est-ce qu’il y a dans ton sang, Val ? Qu’est-ce que tu prends ?
Valery : Ce n’est pas de tes affaires. Laisse-moi tranquille.
Spike tourne dans l’allée de la maison de la tueuse. Valery ouvre sa portière et s’écroule sur l’asphalte. Spike sort à son tour de la voiture et l’aide à se relever. Ils entrent dans la maison. Angel est assis à table avec Christopher. Il tient une fiole pleine de produit.
Angel : Valery, je dois te parler.
Spike : (secoue la tête) Pas maintenant, Angel.
Chris : (se lève) Qu’est-ce qu’elle a ?
Spike : Reconduit-la à sa chambre, tu veux ? Je dois parler à mon ancêtre.
Valery s’appuie sur Chris qui l’aide à monter les escaliers. Spike s’approche et s’assoit à table.
Spike : Elle ne voit plus rien. (prend la fiole) C’est cela, qu’elle s’injecte ?
Angel : Oui. Je l’ai trouvé dans son atelier.
Spike : Je vais la tuer…
Angel : Ça t’avancerais à quoi ?
Spike : Par l’enfer, ne me dit pas que tu n’es pas en colère ! Je serais prêt à démolir n’importe quoi ! À commencer par ça (lance la fiole contre le mur, elle éclate en morceau) !
Angel : Tu te sens mieux ?
Spike : Pas encore. Où s’est-elle procuré ça, tu le sais ?
Angel : Non.
Chris : (les rejoins) Valery n’a pas voulut me le dire. Elle vient de se mettre au lit. Vous voulez monter ?
Angel : (prend une autre fiole) Non, je vais plutôt aller porter cela à Willow.
Spike : Moi, j’y vais.
Dans la chambre de Valery. Elle a la tête tournée du côté opposé à la porte. Spike cogne quelque fois sur le battant et l’ouvre.
Spike : Je peux entrer ?
Valery : Je ne veux voir personne. (petit rire) Ça tombe bien, je suis aveugle.
Spike : (entre quand même) Écoute, j’en ai par-dessus la tête. Tu joue avec ta vie, tu t’en rend compte ?
Valery : De toute façon, mes jours sont comptés. Et puis, que sais-tu de la vie ? Tu es mort, mon vieux ! Et bientôt, je serai morte aussi.
Spike : (s’approche) Peut-être que l’Homme-Lumière s’est trompé.
Valery : Tu sais comme moi qu’il nous a dit la stricte vérité. Tu ferais de moi un vampire ?
Spike : Quoi ?
Valery : (se redresse dans son lit) De toute façon, ma vie ne rime à rien. J’ai passé les 19 ans de ma vie à courir à droite et à gauche. Je voudrais au moins réussir ma mort.
Spike : (S’approche encore et s’assoit sur le lit) Je ne vais pas te changer en vampire, Val.
Valery : Et pourquoi cela ?
Spike : Tu as pensé à Isabelle ? À Angel ? Ton seul but serait de les tuer. De les tuer tous. Et je serais obligé de t’exterminer.
Valery : (le frappe dans le dos) Tu vas le faire, de toute façon ! (elle continue de le frapper) Je te déteste ! Je te déteste !
Spike se retourne, lui attrape les poignets et tente de l’arrêter.
Spike : C’est faux, tait-toi, tu ne sais plus ce que tu dis.
Valery : (continue de frapper) Je te haïe !
Spike : (la serre contre lui) Arrête.
Valery : (continue de se débattre un peu, puis se calme, commence à pleurer) Oh, William…Je suis désolée…
Spike : Chut…
Il la couche dans le lit et se couche derrière elle. Un peu plus tard. Spike sort de la chambre et descend les escaliers. Le vampire se dirige vers la cuisine, ouvre le frigo et en sort une pinte de sang frais. Il prend le chemin du salon, pose ses pieds sur la table basse. Deux jeune filles – qu’il ne connaît pas – entrent en coup de vent. Spike se redresse sur son siège et va les accueillir. En tournant pour aller dans le hall d’entrée, il entre en collision avec l’une d’elle. Celle qui l’accompagne est Mary, qui a trouver des renseignements sur la mère de Valery. L’autre prend ses distances de Spike et recule vers Mary.
Spike : (à celle qui vient de lui foncer dedans) Salut, ma jolie. Qu’est-ce que vous faites ici ?
Mary : On vient voir Valery.
Spike : Désolé, elle vient de s’endormir.
Véronique : Tu ne pourras pas nous en empêcher.
Spike : Je crois que si. (s’avance vers elles)
Mary : (sort une crois et la lui plante sous le nez) Recule, vampire !
À suivre…