DESTINÉE 32 par Juliette

Tout a changé, tout est pareil

Pour : N (pour tous)

Droit d’auteurs : Les personnages de la série Buffy contre les vampires ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété de Joss Wedon.

Résumé :

Attention : Les rêves sont en italique, les pensées entre guillemets (« … »).

***************

Dernièrement dans Buffy contre les vampires…

Deux yeux s’ouvrent. Deux yeux violets.

Spike : (soupire) Comment va-t-elle?

Angel : Elle ne peut plus marcher.

Spike : Valery, tu as bien vu…il y avait quelque chose dans cet alcool, pour que j’agisse ainsi.

Valery : (affronte son regard) Va donc jouer avec tes jumelles.

 

Maison de Valery. Elle est dans son fauteuil roulant. Chris s’avance vers elle.

Chris : J’ai terminé de monter le dispositif pour que tu puisse monter l’escalier. Viens voir.

Valery roule jusqu’à l’escalier. Un espèce d’ascenseur à poulie est installé juste à côté de l’escalier. C’est une planche épaisse avec des barrières tout le tour. Deux des barrières s’ouvrent pour qu’elle puisse entrer et descendre facilement. Le tout fonctionne avec un système de poulie assez facile à maîtriser.

Chris : Qu’en penses-tu?

Valery : Hum…C’est sécuritaire?

Chris : Mais oui, essaye-le, tu vas voir. Tu n’a qu’à tirer sur la corde pour te hisser.

Valery fait rouler son fauteuil jusque sur la planche et referme les barrières. Elle commence à se hisser, ce qui est assez facile. À mi-chemin entre le sol et le haut de l’escalier, la corde coince. Valery tire plusieurs fois dessus, mais impossible de bouger.

Valery : Heu…Chris?

Elle regarde en bas, Chris est plié en deux de la voir dans cette fâcheuse position. Il rit tellement que les larmes coulent sur ses joues. De rage, Valery enlève sa chaussure et lui lance par la tête, ce qui ne fait que redoubler son hilarité.

Le générique défile…

Manoir. Spike marche de long en large. Il s’allume une cigarette et continue sa marche. De rage, il balance un vase au sol qui se brise en mille morceaux.

Sophie : (entre dans la pièce) Tu veux me dire ce que tu fais?

Spike : Mêle-toi de ce qui te regarde.

Sophie : Agressif…

Spike : Ce n’est qu’un début, petite tueuse, si tu ne me laisses pas tranquille.

Sophie : Je crève de peur…Je peux savoir ce que tu cogites ainsi?

Spike : (soupire) Si je te le dis, tu me laisseras en paix?

Sophie : Ouais. (Véronique entre, elle lui passe une main autour des épaules) De toute façon, le numéro deux veux aller chasser.

Spike : J’essaie de comprendre ce qui s’est passé quand on a…Enfin…Même saoul, je n’avais jamais agi ainsi.

Véronique : (rougit violemment) C’est simple…On était tous sous les effets de l’alcool…

Sophie : (s’avance un peu) Ça te dérange tant que ça? (soupire) Si ça peut t’apaiser l’esprit, c’est à cause de moi. Je t’avais drogué. Et comme mon imbécile de sœur a fini la bouteille que tu avais dûment commencée…

Spike : Quoi? Tu nous as drogué? Pourquoi?

Sophie : Pour que tu l’oublies, ne serais-ce qu’une seconde! Et je sais que le fait d’avoir vécu plus d’un an à coucher dans la même chambre que nous t’avait fait de l’effet…Tu es un homme, après tout. Un homme-vampire, mais un homme quand même.

Véronique lui tape sur l’épaule, puis, quand sa sœur se retourne, elle la frappe de toute ses force, tellement que Sophie tombe par terre.

Véronique : C’est à cause de toi si je ne peux même plus me regarder dans un miroir?

Sophie : (se relève) Ce n’est quand même pas de ma faute si tu as décidé de lui voler sa bouteille de Whisky! Et puis, j’en avait assez de le voir se traîner les pieds partout depuis le carnage chez Damien. Ça l’a secoué, au moins.

Spike s’avance et la pousse contre le mur. Sophie le frappe violemment. Spike et Véronique ont l’air très en colère tout les deux.

Véronique : Donc, si je comprend bien, j’ai vécu l’expérience la plus humiliante de ma vie parce que tu avais décidé de coucher avec lui? Je ne sais pas ce qui me retient de t’étrangler.

Spike : Valery ne veut plus me parler à cause de toi.

Sophie : (se relève péniblement) Et alors! Elle ne vaut plus rien. Ce n’est qu’une handicapée, sans valeur! Elle ne peut plus rien te donner!

Véronique empoigne sa sœur par son chandail et la traîne dans une autre pièce. Spike sort du manoir, comprenant que les deux sœurs veulent parler. Il paraît très en colère.

Véronique : J’ai compris ton petit jeux, Sophie! Tu as décidé de détruire sa vie parce que tu es amoureuse de lui mais qu’il ne veut rien savoir de toi,  avoue-le! (la frappe) Avoue-le!

Sophie : (envoie un crochet du droit à sa sœur) Oui! Je lui ai tout donné, tout ce que j’avais, je lui ai offert tout ce qu’un homme souhaite avoir, je t’ai même donné, toi! Et qu’est-ce que j’obtiens pour tous ces efforts? Il court retrouver cette petite idiote! Qu’est-ce qu’elle a que je n’ai pas?

Véronique : Un cœur.

Elle sort de la pièce et commence à ramasser ses affaires. Sophie la regarde faire en fronçant les sourcils. Véronique met toutes ses choses dans un sac de voyage et se le fixe sur le dos.

Véronique : Cette fois, tu as battu tous les records. Tu as détruit deux vies en une nuit.

Sophie : Je ne voulais pas te faire de mal.

Véronique : J’en doute (se dirige vers la porte).

Sophie : Où tu vas?

Véronique : Je n’en sais rien. Je part. Je ne peux plus vous voir, ni toi, ni lui. Cette nuit-là a été la plus horrible que j’ai jamais passée.

Sophie : Laisse-moi venir avec toi. Spike ne veut plus me voir, je n’ai plus rien à faire ici.

Véronique : La pire chose qui lui soit arrivé a été de croiser ta route. Tu as détruit ce qu’il avait mis si longtemps à construire et tu l’as fait avec plaisir. Tu n’as pensé qu’à toi tout ce temps.

Sophie : Je ne voulais pas te faire de mal.

Véronique : (soupire) Viens avec moi. Tu vas réparer tes erreurs, et après, nous partirons. Tu ne le reverras plus jamais.

Chez Valery. Elle, Chris et Isabelle sont à table. Elle est en robe de nuit et paraît épuisée, mais à la fois très nerveuse. Elle sursaute au moindre bruit. Valery repousse son assiette et recule sa chaise pour s’en aller.

Chris : Tu as fini? Valery, tu n’as pris qu’une bouchée!

Valery : Je n’ai pas faim.

Chris : (soupire) Valery…Ça te donne quoi, de t’affamer comme ça?

Valery : Laisse-moi tranquille.

Elle s’en va dans le salon. On sonne à la porte. La tueuse ne se donne pas la peine d’aller répondre, elle s’installe sur le divan et se prend la tête dans les mains. Chris entre dans le salon, avec Isabelle dans ses bras.

Chris : Val…il y a deux jeunes filles qui veulent te parler.

Valery fait un léger signe de tête, comme quoi elle accepte de les voir, même si cela lui est totalement indifférent. Par contre, quand elle voit les jumelles, elle passe très près de tomber de son siège. Chris sort, pour les laisser seules. Il sait bien qui sont ces deux jeunes femmes, mais, après tout, cette histoire ne le concerne pas…

Valery : C’est Spike qui vous envoie?

Véronique : (d’un ton posé) Non. Je suis venue de mon plein gré.

Valery : Et ta sœur aussi?

Véronique : Disons que j’ai un peu encouragé son plein gré. Nous devons t’expliquer, ou plutôt, elle doit le faire.

Valery : Il n’y a rien à expliquer. La réaction de Spike a été normale, après tout.

Sophie : (alors que sa sœur lui donne un coup dans les coudes) Je l’avais drogué. Il ne savait même plus ce qu’il faisait. J’étais la seule qui avait à peu près ses moyens, cette nuit-là. Ce n’est pas de sa faute, il ne le voulait même pas.

Valery : Oh, écoute, tu ne me feras pas avaler que tu as violé Spike, quand même! Ce qu’il a fait, il l’a fait volontairement.

Sophie : Mais il était incapable de réfléchir! Il ne savait même pas ce qu’il faisait. Et je regrette amèrement ce que j’ai fait.

Valery : D’accord, tu as fait une erreur. Mais ça n’a plus aucune importance. Qu’il couche avec qui il veut, ça ne me dérange pas.

Véronique : Cette fois, je ne comprend pas. Je veux dire, tu vois bien que ce n’est pas de sa faute! On sait toutes les deux que ce n’est pas un ange, mais quand même, ne lui donnons pas les torts qui ne lui appartiennent pas! Et tu ne veux pas lui donner de seconde chance par simple obstination?

Valery : Vous ne comprenez rien, alors? Pourquoi devrait-il s’encombrer d’une fille comme moi? Vous voyez, là, mon fauteuil? C’est tout ce que j’ai à lui offrir. Il aurait mieux fait de me tuer. Je voulais l’éloigner avant même de savoir que vous aviez couché ensemble. Vous ne m’avez été qu’un bon prétexte. Restez donc avec lui, éloignez-le. Ça vaudra mieux pour tout le monde.

Sophie : Mais tu sais qu’il t’aime!

Valery : Qu’est-ce que ça change?

Spike : Ça change beaucoup de choses, amour.

Spike pénètre un peu plus dans la pièce. Sophie fixe le sol comme Valery. Véronique, elle, lui sourit et il lui rend son sourire. Il a tout entendu, et son regard dit merci. Véronique empoigne sa sœur par la manche et l’entraîne à l’extérieur. On entend deux moto démarrer. Les jumelles

Spike : (après un silence, soudainement) Alors, c’est tout ce que tu avais l’intention de faire. Te débarrasser de moi au plus vite.

Valery : (se hisse dans son fauteuil) Je n’ai pas l’intention d’avoir cette conversation avec toi. (roule un peu) Va-t-en.

Spike : (se dépêche, la contourne et bloque le fauteuil en posant ses deux mains sur les accoudoirs) J’en ai assez que tu joues avec moi. Les choses n’ont pas changées.

Valery : Les choses ont changées, Spike!

Spike : (tapote le crâne de Valery avec son index) Dans ta tête seulement.

Valery : Mais ouvre donc les yeux. Je ne pourrai plus marcher, je ne ressens plus rien dans la partie inférieure de mon corps.

Spike : (approche son visage très près de celui de Valery) En es-tu sûre?

Valery : Tu me dégoûte.

Spike : Mais tu m’aimes toujours. Je le sais.

Valery : Les choses ont changées.

Spike l’embrasse, tendrement. Elle répond au baiser, puis se rend compte de ce qu’elle fait et lui mord profondément la lèvre inférieure. Surpris, Spike recule et s’essuie la bouche où perlent quelques gouttes de sang.

Valery : Les choses ont changées, maintenant. J’ai un avenir et tu n’en fais pas partie.

Elle veut contourner Spike et il la laisse passer, mais, à la dernière minute, il attrape le dossier de la chaise roulante avec sa main. Sous le protestation de la jeune fille, il l’attrape, la sort du fauteuil et la soulève dans ses bras. Valery crie. Chris entre précipitamment dans le salon et veut empêcher Spike de sortir, mais celui-ci lui flanque un coup de pied dans le ventre, ce qui l’envoie contre le canapé.

Valery : Spike, non!

Spike: (attrape les clefs de la décapotable) L’heure n’est pas à la discussion, amour…

Le vampire transporte la jeune fille jusqu’à la voiture et la dépose à l’intérieur. Il s’installe du côté du conducteur et se met à rouler. Elle commence à avoir peur et agrippe la portière. Spike la conduit jusqu’aux frontières de la ville. Il arrête la voiture sur le bas-côté et descend. Il en fait le tour, ouvre la portière de Valery et la soulève à nouveau dans ses bras.

Valery : Tu n’as pas le droit!

Spike : Alors, arrête-moi!

Il monte sur la colline. Valery crie et lui envoie des coups de poing sur le torse. Spike la serre un peu plus fort et atteint enfin le sommet de la colline. Il la dépose au sol.

Spike : Maintenant, tu vas m’écouter.

Valery : Non!

Elle lui envoie une droite en plein visage. Spike, qui s’était accroupit près d’elle, tombe sur le dos. Elle tente de s’enfuir en rampant et roule sur le versant de la colline pendant quelques mètres. Le vampire la rattrape et la traîne jusqu’en haut. Elle le frappe plusieurs fois, il lui attrape les poignets et la plaque au sol.

Spike : Arrête! Cette fois, tu vas m’écouter. Depuis le début que je suis amoureux de toi, que tu le sais, mais tu n’arrête pas de me lâcher à la première occasion. J’en ai assez. (la secoue) J’en ai assez, Valery!

Spike la redresse. D’une main, il la soutient par la taille, de l’autre, il lui incline la tête vers les étoiles. Elle se débat un peu, il lui serre la taille plus fort et raffermit sa prise sous le menton de la jeune femme.

Spike : Regarde. Ces maudites étoiles étaient là avant ma naissance, et en cent ans, elle n’ont jamais changées.

Valery : (secoue la tête pour se dégager) Non!

Spike : (serre plus fort) Regarde! Tu les vois, non? Tu vois, les étoiles? Et bien mes sentiments pour toi sont comme elle, ils ne changent pas. Et peu m’importe que tu n’aies plus de jambes, plus de bras, plus de tête! Je m’en balance! (la retourne dans ses bras et la secoue) Tu comprends? (plus fort) Tu comprends? Je m’en balance!

Valery : Tu ne comprends rien…Tu ne penses encore qu’à toi! Comment pourrais-je aimer qui que ce soit alors que je ne m’aime pas moi-même? Oh oui, j’agis comme si le fait d’avoir perdu mes jambes ne me dérangeait pas. Mais je ne sers plus à rien! Je suis un fardeau pour tout le monde! Pour Angel, pour Chris…pour toi. Et peu m’importe que tu m’aimes à la folie! J’aurais préféré mourir que de vivre cet enfer!

Spike : Non, non, non! Je t’interdis de dire ça! Tu m’as compris? Je te l’interdit! Je sais que tu as mal, je sais que tu souffres, mais tu ne dois pas abandonner! Tu dois te battre, Valery. Tu dois tout faire pour survivre!

Valery : Je n’en ai pas envie. Tout ce que je veux, c’est creuser ma propre tombe.

Spike : (la gifle) Ne redis plus jamais ça! Je sais que tu m’aimes et que tu fais ça pour te protéger. Je le sais! Mais je ne veux plus te blesser, Val, je veux t’aider! Je veux t’aimer, t’aimer complètement. (repousse une de ses mèches de cheveux) Je veux m’occuper de toi.

Valery : Comme tu t’es occupé des jumelles…

Spike : Bien différemment, Val. Si tu me laisses faire, je peux te le prouver. Je peux même te le prouver maintenant.

Valery : (porte une main à sa tête) Arrête…

Spike : Non, je n’arrêterai pas. Je veux que tu comprennes. Je veux t’enfoncer la vérité profondément dans le crâne. Tu es tout, sauf une invalide.

Valery : (porte l’autre main à sa tête) Arrête! Arrête! (elle secoue la tête, ses mots deviennent des murmures, les larmes coulent sur ses joues) arrête…

Spike : Tu as mal? À la tête? Angel m’avait dit…

Valery : (se frappe la tête) Arrête…(pleure) J’ai trop mal…

Spike : (la serre contre lui) Chut…Tout ira bien, maintenant. Je ne te quitte plus. (l’embrasse sur la tête) Plus rien ne pourra t’arriver. Je suis là.

Valery appuie la tête sur l’épaule de Spike et il la serre longuement. Elle s’accroche à lui comme à une bouée de sauvetage. Le vampire pourtant ne pense qu’à une chose : il a réussit. Maintenant, tout ira bien.

Plus tard. Ils rentre à la maison. Valery est à moitié endormie dans les bras de Spike alors qu’il entre dans la grande demeure. Chris veut l’interroger mais le vampire lui fait signe de se taire. Il prend l’escalier.

Valery : C’est toute une aventure que tu m’as fait vivre…

Spike : On recommence demain, si tu veux. Et je t’emmènerai dans un grand restaurant où tu mangeras tout ce que tu verras, que je ne sente plus tes côtes. Tu sais, j’aime bien que tu ne puisses plus marcher, je vais pouvoir te prendre dans mes bras plus souvent. (Valery grimace) Tu as toujours mal à la tête?

Valery : Oui. Ça me fait un mal de chien. Mais ça fini toujours par passer.

Ils entrent dans la chambre. Spike la dépose doucement sur le lit. Elle tend la main vers un flacon de médicaments sur la table de chevet, il lui bloque la main. La tueuse le regarde d’un air étonné, il enlève son manteau.

Spike : Je connais un moyen beaucoup plus efficace.

Le vampire l’installe devant lui, de telle manière que ses jambes entoure celles de la jeune fille, assez loin du rebord du lit. Elle prend appuie sur ses genoux, pour ne pas basculer en avant. Spike tire la chevelure de Valery en arrière. De ses doigts, il effleure les deux côtés de sa tête, ramenant ses doigts d’avant en arrière, en remontant vers le haut, puis fait le contraire.. Il accentue se pression et Valery ferme les yeux. Sa migraine disparaît lentement, au fur et à mesure des mouvements de Spike.

Valery : Où as-tu appris ça?

Spike : Ma mère. Elle avait souvent des maux de têtes et me demandait continuellement de les soulager. Ça marche?

Valery : (souffle) Oui…

Spike laisse descendre ses mains sur le cou, les épaules et les bras de Valery. Son corps se redresse, ses muscles se contractent. Il la serre un peu contre lui.

Spike : Hey, du calme, chaton.

Il s’assoit à côté d’elle et la tient par la taille pour ne pas qu’elle tombe, car elle n’a plus d’appuis. Le vampire fouille dans la poche de son jeans noir et en sort un petit objet.

Spike : Tu me l’a rendu, mais j’aimerais beaucoup que tu la reprennes.

Valery ouvre le petit paquet et y trouve la bague en forme de rose, toujours sur sa chaîne. Elle sourit et appuie sa tête sur l’épaule de son compagnon.

Valery : Tu sais à quel point cette chaîne m’a manqué?

Spike sourit, prend le collier et le lui met autour du cou. Valery appuie la tête contre l’épaule de son compagnon et ferme les yeux. Elle sourit et se détend complètement.

Spike : (l’étend sur le lit et la couvre avec la couverture) Tu es fatiguée, chaton. Dort un peu.

Le vampire veut s’éloigner, mais Valery lui agrippe la main. Il se retourne vers elle d’un air interrogateur. La tueuse ouvre des yeux plein de sommeil.

Valery : Reste avec moi, s’il-te-plaît.

Spike réfléchit quelques instant, puis s’éloigne du lit. Il enlève ses vêtements, ne gardant qu’un boxer de soie noir et se glissa sous les couvertures. Il tira la jeune fille vers lui et colla son dos contre son torse. Elle s’endormit rapidement et lui écouta longuement sa respiration régulière en tentant de penser à autre chose qu’à leur soudaine proximité. « Pense à autre chose, mon vieux…Pense à n’importe quoi…Mais pas à « ça »…Pense à…Pense à…à Alex! Quoi de moins sexuel qu’Alex? Si il savait que je pense à lui pour essayer de m’endormir…».

Plus tard dans la nuit. Spike a fini par s’endormir. On voit Valery assez agitée dans son lit. Elle remue de tous les côtés. Rêve. Valery court dans une pièce ronde. Elle essaie d’échapper à quelque chose, mais on ne sait pas quoi. Soudainement, elle se retrouve suspendue dans le vide. Damien la tient par le bras. Il la lâche. Elle tombe et se retrouve couchée au sol. La tueuse se retourne brutalement, ses traits sont vampiriques.

Valery se réveille en hurlant dans son lit. Elle se retourne et tombe nez à nez avec Spike. Elle essaie de lui parler mais bafouille et s’embrouille.

Spike : Je sais, je sais, j’ai fait le même rêve. Du calme, chaton.

La tueuse inspire profondément pour essayer de se calmer. Elle ouvre ses grands yeux violets et regarde le vampire allongé à côté d’elle. Il la fixe en souriant. Valery lui sourit à son tour.

Valery : Pourquoi tu me regarde comme ça?

Spike : Parce que tu es belle.

Il se lève et Valery le regarde s’habiller. Il enfile son pantalon et serre sa ceinture. Valery continue de lui sourire et le vampire rit un peu. Il s’approche d’elle et revient s’allonger sur le lit. Valery se redresse un peu plus sur les oreillers.

Spike : Avoue que tu me trouves magnifique quand je n’ai pas grand chose sur le dos…

Valery : Là, tu rêves!

Spike : Ah oui? (il la tire vers lui et se met à califourchon par-dessus ses jambes) Regarde-moi dans les yeux en le disant, et peut-être que je te croirai…Mais ce n’est pas certain, d’ailleurs.

Valery : D’accord…Par où commencer…Hum…Spike est…laid. Non, mieux : William le sanguinaire est affreux! Ses yeux sont vide, ses cheveux n’ont pas l’air vrai et je ne parle même pas de ses performances poétiques…

Spike : (lève un doigt) Encore un mot et tu vas voir ce qu’un vampire de plus de cent ans peut te faire.

Valery : Ah oui? (elle prend son élan et le pousse en bas du lit. Spike tombe sur le dos) J’aimerais bien voir ça!

Spike : (se redresse en prenant appuie sur le lit) Tu vas voir, toi!

Il saute littéralement sur le lit et commence à la chatouiller. Valery essaie de se dérober mais elle ne peut pas faire grand chose.

Valery : (au bord des larmes tellement elle rit) Non! Pitié!

Spike : Pas de pitié! Je suis le plus méchant des vampires et je vais te faire payer!

Valery : Non! Je ferai tout ce que tu veux, mais arrête!

Spike glisse ses mains sous le bassin de la jeune fille la redresse vers lui. Il approche son visage près du sien et sourit.

Spike : Tout ce que je veux?

Valery : Tu ne penses qu’à ça?

Spike : Hey, tu devrais bénir ma contenance d’hier soir, j’ai été très sage, il me semble. (fait « marcher » ses doigts sur le long du corps de la jeune fille) Et j’aimerais être certain que tu ne sens absolument rien dans le bas de ton corps…

Valery : (renfrognée, tente de le repousser) Arrête.

Spike : Pourquoi? Je ne t’ai même pas embrasser depuis qu’on s’est retrouvé, ne me dit pas que je ne suis pas patient! Et d’ailleurs, si j’y pense bien, je n’ai jamais pris le temps de vraiment t’embrasser, tu sais, dans des moments où on est pas poussé par la passion ou par un danger de mort quelconque…

Il approche lentement son visage du sien et l’embrasse tendrement. Valery noue ses bras autour du cou du vampire pendant qu’un des bras de celui-ci remonte lentement jusqu’aux épaules de la jeune femme. Le baiser s’approfondit, devient plus passionné, plus violent. Soudainement, on frappe à la porte.

Chris : (de l’autre côté) Valery? Tu es réveillée?

Valery : Heu, oui! (tout bas à Spike) Vaux mieux qu’il ne te voit pas tout de suite, il ne comprendrais pas et il croirait n’importe quoi.

Spike : Et qu’est-ce que tu veux que je fasse? Que je passe par la fenêtre comme un collégien délinquant?

Valery : S’il te plaît?

Spike : (s’éloigne) Tu ne perds rien pour attendre, tueuse. Je reviendrai.

Chris : Valery! Je descend préparer le déjeuner!

Valery : Je te rejoins dans une seconde!

Spike : (il s’est rhabillé, il s’approche d’elle et l’embrasse) Bonne journée, ma belle.

Il se sauve par la fenêtre. Valery s’étire et regarde autour d’elle, puis perd son sourire et soupire d’énervement. « Oh, non! Ce maudit vampire a laissé mon fauteuil en bas! »

Valery : (nerveusement) Heu, Chris? (plus fort) Chris? Chris!

Plan de l’escalier. On entend Valery s’époumoner en criant le nom de Chris. La caméra se déplace, on voit un plan du salon vide, où repose le fauteuil abandonné.. Encore un plan de la chambre d’Isabelle, où la petite dort à point fermé. Puis un plan de la cuisine, où Chris est en train de préparer des œufs brouillés, son baladeur plaqué sur les oreilles à plein volume.

Valery : (reprend son souffle) La journée commence mal…

À suivre…