DESTINÉE 33 par Juliette

Rêve ou cauchemar?

 

Pour : N (pour tous)

Droit d’auteurs : Les personnages de la série Buffy contre les vampires ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété de Joss Wedon.

Résumé : Plusieurs nouveau évènements arrivent dans la vie de Valery. Heureux ou pas? C’est à vous de voir…

**************

 

Dernièrement dans Buffy contre les vampires…

 

Deux yeux s’ouvrent. Deux yeux violets.

 

Spike : (soupire) Comment va-t-elle?

 

Angel : Elle ne peut plus marcher.

 

Sophie : Mais tu sais qu’il t’aime!

 

Valery : Qu’est-ce que ça change?

 

Spike : Ça change beaucoup de choses, amour.

 

Cimetière. Buffy marche avec Angel. Apparemment, ils sont en chasse, vu tout l’attirail qu’ils trimballent avec eux. L’endroit a l’air plutôt calme.

 

Buffy : On pourrait sortir, un de ces jours.

 

Angel : On sort, présentement.

 

Buffy : Je parlais d’une soirée sans mort-vivant, sans pieu et (regard autour d’elle) sans cimetière.

 

Angel : Et où voudrais-tu aller?

 

Buffy : J’en sais rien, moi, voir un film…Aller danser…Se louer une chambre d’hôtel, sans les enfants qui sont cachés derrière la porte…

 

Angel : Je ne sais pas, Buffy.

 

Un cri retentit, les deux amoureux courent vers sa source. Il n’y a rien autour, aucun vampire, aucun démon. Aucun monstre.

 

Angel : Je vais voir par-là.

 

Buffy regarde autour, avance lentement, le pieu en main. Elle écarte les branches d’un buisson et retient un cri d’effroi. Là, entre les branchages, une jeune femme gît, morte. Sans yeux.

 

Le générique défile…

 

À la bibliothèque du Lycée, le lendemain. Giles, Angel et Buffy y sont, le nez dans les livres. Alex entre en courant.

 

Alex : Désolé d’être en retard. J’ai eut de la difficulté à quitter Ryan, ce matin.

 

Buffy : (lève le nez de son livre) Tu es un père exemplaire.

 

Alex : Alors? (s’assoit à la table) Qu’est-ce qu’on cherche?

 

Giles : Hum…Une, une créature qui volerait les…yeux, de ses victimes. Pour s’en nourrir, probablement.

 

Buffy : Ou bien pour les porter autour du cou. (Regard de Giles, elle hausse les épaules) C’est très tendance, ce genre de chose.

 

Alex : Et qu’est-ce que ça donne?

 

Giles : Nous n’avons rien trouver, pour l’instant.

 

Angel : Giles, je voulais vous demander…Valery est morte pendant quelques minutes, non? Est-ce qu’une autre tueuse va être activée?

 

Giles : Hum…non, je ne crois pas. L’état de tueuse lui a été attribué à cause de son croisement entre une tueuse et un vampire. Elle ne fait pas partie de la chaîne. Mais, de toute façon, une nouvelle tueuse sera activée, Faith étant…décédée.

 

Buffy : Attendez une minute…Je suis une tueuse, et Angel était un vampire…Est-ce que Brooke risque de passer ses soirées avec des pieux dans les poches?

 

Giles : Je n’en sais rien, Buffy. Angel n’est plus un vampire, mais ayant gardé ses pouvoirs…Je manque d’information sur le sujet. Et Thierry ne serait pas à l’abri non plus, il pourrait arriver qu’un garçon hérite des pouvoirs d’une tueuse…

 

Alex : Hum, question : et Isabelle? Je veux dire : elle n’a pas vraiment de père, deviendra-t-elle comme sa maman?

 

Giles : Je n’en sais rien. Il est très rare qu’un enfant de tueuse survive très longtemps, ils sont les proies favorites des vampires, démons et autres créatures du genre. Donc, je n’ai pas beaucoup de renseignements. En plus que la petite est issu du contact avec un démon et que Valery ne soit pas une vraie tueuse…

 

Hôpital. Valery roule dans un couloir et tourne dans une salle d’examen. Elle se hisse sur la table et regarde autour d’elle. Une jeune médecin aux cheveux roux entre en souriant, consultant son dossier.

 

Dr Fisher : Bonjour (regarde son dossier) Valery. (Tend la main) Élizabeth Fisher.

 

Valery : (lui serre la main) Bonjour Docteur.

 

Dr Fisher : Vous êtes venue seule?

 

Valery : Oui, pourquoi?

 

Dr Fisher : (ferme le dossier) Parce que c’est aujourd’hui que nous allons savoir si vous allez pouvoir remarcher un jour.

 

Valery : Oui, et bien…ma famille est très occupée, tout le monde travaille. Et puis, il n’ont pas besoin de savoir, si…enfin, vous voyez.

 

Dr Fisher : Oui, bon, allongez-vous sur la table. (Valery s’allonge) D’accord. Nous allons procéder à une série d’exercices. D’abord, remuez les orteils. (regarde les pieds de Valery, note quelque chose dans le dossier) Bien. Poussez dans ma main avec votre jambe droite, maintenant. Bien. Fermez les yeux et soulevez la même jambe.

 

L’examen se poursuit. Le médecin termine ses exercices, pince plusieurs parties des jambes de Valery, prend des radiographies, puis rejoint la jeune tueuse, attendant nerveusement les résultats des examens. Le médecin a un soupir de mauvaise augure.

 

Dr Fisher : Je ne vous mentirai pas, Valery. Vos jambes ont subi de nombreux dommages, et je ne parle pas du nerf dans votre colonne vertébrale. Celui-ci semble avoir récupéré un minimum de ses capacité, mais vous êtes incapable d’exécuter le moindre mouvement du milieu de la cuisse droite jusqu’au bout des orteils et parfaitement rien dans l’autre jambe. (montre les radiographies) Les barres de métal placées dans vos jambes, que vous pouvez voir ici, on bien prise et les os sont réparés. C’est le nerf qui pose problème, il ne transmet aucune information. Je suis désolée, mais si votre nerf ne récupère pas ses capacités, vous ne pourrez plus jamais marcher.

 

Valery : (très bas, sans expression) Bien.

 

Dr Fisher : Il y a différentes alternatives que vous pouvez employer. La stimulation par ondes électriques, par exemple, ou bien le travail avec un expert en rééducation pourrait peut-être vous aider à récupéré quelques-unes de vos capacités motrices. Il y a des brochures à la réception. Si je peux faire quoi que ce soit…

 

Valery : Non. Merci.

 

La jeune fille sort de la salle d’examen en silence, se retenant pour ne pas pleurer. Elle avait tant espérer… Elle roule vers la sortie au moment exact où Dawn sort de la réception. Naturellement, celle-ci l’interpelle.

 

Dawn : Valery? Que fais-tu ici?

 

Valery : Oh, je venais voir une amie qui a été admise à l’hôpital.

 

Dr Fisher : (arrive en courant, un tas de feuillets à la main) Valery, vous avez oublié les brochures, j’aimerais beaucoup que vous les lisiez, elles pourraient vous aider, vraiment.

 

Valery : (prend les papiers) Merci. (tourne son regard vers Dawn) Quoi?

 

Dawn : Tu m’expliques?

 

Valery : Ce n’est pas de tes affaires. Laisse-moi passer.

 

Dawn : Tu veux que j’appelle Angel? Car je suis certain qu’il aimerait savoir que tu as rencontrer une spécialiste en paraplégie…

 

Valery : Je suis venue passer des examens de motricité, tu es contente?

 

Dawn : Et qu’est-ce que ça a donné?

 

Valery : (soupire) Je ne pourrai plus jamais marcher.

 

Valery contourne Dawn après cette annonce fracassante et sort de l’hôpital après avoir demandé un taxi. On la reconduit chez elle. Sur le chemin, à un stop, elle peut observer les pom-pom girls qui s’entraînent. Jamais plus elle ne pourra marcher, courir, sauter, danser…Elle devra s’habituer à cet état de fait.

 

Enfin arrivée chez elle, Valery emprunte la rampe d’accès à l’arrière de la maison. Elle arrive à l’intérieur et voit son « ascenseur » qui mène à sa chambre. La tueuse n’a pas envie de l’emprunter. Ça la fait même sentir terriblement lasser, fatiguée. Elle se dirige vers le salon, mais son fauteuil bute sur quelque chose et se renverse. La tueuse tombe, mains en avant. De rage, elle frappe le sol de son poing, avant de se mettre à pleurer. Pourquoi la vie est si injuste avec elle? Elle essaie de se traîner jusqu’au divan, puis abandonne, et finit par s’endormir sur son plancher de bois.

 

Plus tard dans la soirée. La nuit est tombée et Valery continue de dormir sur le plancher. Spike entre par la porte d’entrée, le sourire au lèvre.

 

Spike : Chérie, je suis rentré! Val, t’es là?

 

Il avance un peu dans la pièce et tourne vers le salon. Il voit le fauteuil renversé, mais pas de trace de Valery. Avant de s’énerver, il pénètre plus profondément dans la pièce puis la voit, endormie sur le sol, et sourit. Elle est si belle, comme ça, calme, détendue… Le vampire la soulève dans ses bras et la dépose sur le canapé. La tueuse ouvre grand les yeux, surprise. Puis, elle soupire de soulagement.

 

Spike : Salut.

 

Valery : (à moitié endormie) Bonjour. Quelle heure est-il?

 

Spike : Près de 21h. Ça fait longtemps que tu dors?

 

Valery : Des heures. Chris est partit au zoo avec Isabelle, il m’avait prévenu qu’il rentrerait tard. Et moi, tout ce que je trouve à faire, c’est de tomber de mon siège. Et, naturellement, il n’y avait personne pour m’aider à y remonter.

 

Spike : Tu devrais peut-être dormir encore un peu. Tu as l’air très fatiguée.

 

Valery : Merci du compliment…(baille) Non, ça va. Tu irais me chercher mon fauteuil? Je vais me lever.

 

Spike se redresse et va chercher l’objet, mais, quand il revient, Valery s’est déjà profondément rendormie. Elle a vraiment l’air vidée. Le vampire prend la couverture pliée aux pieds de Valery et la rabat sur son corps. Puis, un problème se pose à lui : comment occuper sa soirée? Il se met à fureter dans les étagères, puis dans les armoires. Il monte à la chambre de Valery, puis regarde dans son atelier. Dans un coin, les toiles terminées attendent qu’on les regardent. Ce qu’il y trouve le ravit car, naturellement, la famille de la jeune tueuse est sa principale source d’inspiration.

 

Il trouve évidemment un portrait d’Angel, d’abord seul, puis avec Buffy, Thierry et Brooke. Spike s’étonne d’ailleurs de ne pas trouver l’artiste sur la peinture. Puis viennent Willow, Tara et Catherine, suivis d’Alex, d’Anya et de Ryan. Ces deux peintures sur fond d’un parc ensoleillé. Ensuite viennent Cordélia et Oz, sur une scène. Faith, couchée au sol, fixant les gens qui la regarde d’un œil noir. Giles, naturellement, un bouquin à la main, affiche un air penseur. Dawn, avec Lucas, à côté d’elle, se tenant par la main. Chris, avec Isabelle dans les bras, assis dans un fauteuil. Puis une immense toile, il trouva un portrait du groupe entier, où ils y étaient tous, y compris lui, Wesley et Audrey et les enfants, sur fond d’un cimetière lugubre. Encore une fois, elle s’en était exclue.

 

Le vampire continue sa recherche. Il trouve, dans un coin, des portraits pour le moins surprenant : Angélus avec son visage vampirique, Drusilla, Darla, Damien, Richard…elle les avait tous peint. Spike devait reconnaître qu’elle avait un certain talent. Puis, le vampire s’approche de ses chevalets, où reposent le toiles non-achevées. Il trouve d’abord un portrait d’Isabelle, dans une chambre d’enfant, dans un lit. L’artiste a laissé un blanc derrière la petite fille, comme si elle avait voulut y peindre quelqu’un. Puis, il trouva un portrait de lui, mais son visage n’était pas peint. Valery ne savait manifestement pas quelle expression lui donner. Puis, enfin, il trouve un portrait d’elle, avec ses grands yeux violets, ses cheveux blonds. Seulement, Valery n’a pas dessiné le bas de son corps, et Spike peut aisément deviner pourquoi.

 

Le vampire redescend poursuit sa visite et va même jusqu’à explorer la chambre de Chris. Dans son armoire, il trouve un livre assez épais, un album. Il redescend, se fait chauffer une poche de sang qu’il a laissé au frigo puis revient s’installer au sol, le dos appuyé contre le sofa, une tasse fumante à la main, l’album sur les genoux.

 

Le temps passe. Rêve. Valery rêve qu’elle est sur une piste de danse. Les hommes se disputent pour danser avec elle. La jeune fille se déhanche au rythme de la musique. Certains se pressent contre son corps et elle sourit de plus belle. La tueuse se met à tournoyer sur elle même et ses cheveux volent autour d’elle. Puis, soudainement, elle s’arrête et ouvre les yeux. Elle est dans une chaise roulante. Elle roule jusqu’à une fenêtre. Il fait très noir à l’intérieur de la pièce, pourtant, dehors, le soleil brille. Sa famille est là et fait de grands gestes pour l’appeler. Mais la jeune fille ne peut pas aller les rejoindre. Sa fille grandit devant ses yeux et passe d’enfant à adolescent, puis à adulte. Elle fixe Valery avec colère puis disparaît.

 

Valery ouvre les yeux et entend un rire derrière elle. Elle se redresse dans sur le canapé et se penche contre le dossier pour regarder en bas. Spike regarde des photos d’elle. La tueuse pose ses deux mains sur les épaules du vampire. Il sursaute et tourne la tête vers elle, alors qu’elle commence à lui masser les épaules.

 

Spike : Tu es réveillée, chaton?

 

Valery : On dirait bien, non? (fait un mouvement de la tête vers l’album) Qu’est-ce que tu fais?

 

Spike : Je regarde des photos de toi quand tu étais petite. (retourne la tête vers l’album pendant que Valery poursuit son massage) D’ailleurs, d’où viennent les photos de toi quand tu étais bébé?

 

Valery : Ma première famille adoptive. Les sœurs et les frères de mes parents sont venu récupéré les objets personnels de mes parents et ils ont ramassé cela en même temps. Et puis, ma seconde famille adoptive a pris plusieurs photo, du moins, quand ma deuxième mère adoptive était encore en vie…Puis il y a eut Angel qui en a prise suffisamment. Plus tard, j’ai volé un appareil-photo, mon premier, et j’ai réussit à prendre quelques clichés de moi. Les observateurs on ramassé tout ça…Mais ce que j’aimerais savoir, c’est où tu as eut cet album.

 

Spike : J’ai fouillé dans vos affaires.

 

Valery : (hausse les sourcils) Au moins, c’est honnête.

 

Spike : (montre une photo alors qu’elle devait avoir quatorze ans) Tu sais que tu étais mignonne à croquer, dans cette robe?

 

Valery : Berk…J’ai toujours détesté ces maudites robes grises. (se tire plus en avant sur le dossier du canapé pour pousser plus son massage) J’ai vécu mon adolescence dans le gris, ce qui, d’ailleurs, m’a aidé à pousser à entrer en état de crise à douze ans.

 

Spike : (incline la tête) Et où as-tu appris à faire des massages?

 

Valery : Ça faisait partie du programme scolaire, pour nous soulager de nos blessures. On en avait constamment, alors, c’était pratique.

 

Spike : (ferme l’album) Bon.

 

Spike se lève, mais trop rapidement et Valery bascule en arrière, roulant sur le sofa et tombant sur le dos, au sol. Spike se penche sur le dossier pour voir si elle va bien et éclate de rire en voyant sa mine colérique.

 

Valery : (soupire et se frotte la tête) Oh, toi, le vampire, la ferme.

 

Spike : (encore hilare) Oh, tu me fais peur. C’est très laid, ce langage dans la bouche d’une jeune fille.

 

Valery : (se redresse sur les mains) Hey, canine, si tu veux m’aider à me relever, c’est quand tu veux.

 

Spike : Tu sais quoi? Ça ne me dit rien. Je crois que je vais aller dans la cuisine vider ce qu’il te reste de nourriture mangeable avant de regagner le manoir. (il s’éloigne)

 

Valery : Spike? (plus fort) Spike!

 

Spike : (de la cuisine) Je ne t’entend pas!

 

Valery : (pour elle-même) Ce que je peux le détester…(crie) Spike, ramène tes fesses ici tout de suite!

 

Spike : Par l’enfer! Pas besoin de crier! (sort de la cuisine) Bon, qu’est-ce que tu veux?

 

Valery : T’étrangler. Mais j’apprécierais surtout que tu me remette dans mon fauteuil.

 

Spike : (s’approche lentement) C’est assez intéressant de savoir que tu dépends de moi comme ça. Je veux dire, tu ne peux plus faire grand chose toute seule, tu as besoin de moi, maintenant, pour t’aider. (Valery commence à montrer des signes évidents d’un mal de tête) C’est assez intéressant comme situation de couple.

 

Valery : (elle est de dos à Spike, mais les larmes coulent sur ses joues) Spike, remet-moi dans mon fauteuil, s’il-te-plaît.

 

Spike : (se rend compte) Oh, excuse moi, amour. Je ne voulais pas être méchant. Viens, on va aller soulager ce mal de tête qui t’a repris.

 

Valery : (alors qu’il la soulève dans ses bras) Je n’ai pas besoin de toi pour soulager mes maux de tête. Ni pour quoi que ce soit.

 

Spike : Ne te vexe pas, je plaisantais, je te dis. Allez viens, j’ai une idée.

 

Chez Angel. Dawn et Angel font la vaisselle. Dawn lave, Angel essuie. On entend Buffy de l’autre côté jouer avec Thierry et Brooke. Dawn semble mal à l’aise. Elle commence à laver des assiettes et inspire profondément.

 

Dawn : J’ai vu Valery aujourd’hui.

 

Angel : (prend une assiette et l’essuie) Ça n’a rien d’étonnant, elle habite à côté.

 

Dawn : Je l’ai vu à l’hôpital.

 

Angel : Qu’est-ce qu’elle y faisait?

 

Dawn : Elle est allé voir un expert en paraplégie

 

Angel : Ça n’a rien d’inquiétant, elle va en voir fréquemment, depuis son accident.

 

Dawn : Cette fois, c’est différent, je te dis. Elle est allé voir le Dr Fisher pour passer des examens qui devaient déterminer si ses jambes pourrait resservir un jour.

 

Angel : (range l’assiette, en prend une autre) Et qu’est-ce que ça donne?

 

Dawn : Les tests sont négatifs, Angel. Elle n’a aucune réaction. J’ai rencontré le médecin qui l’avait examiné, elle a dit que ce n’était pas tout à fait impossible qu’elle puisse remarcher un jour. Ça s’est déjà vu. En plus, le Dr Fisher ne prenait pas en considération sa condition de tueuse.

 

Angel : Qu’est-ce que tu essaies de me dire?

 

Dawn : Quand j’ai fait mes études, le stage était obligatoire. J’ai choisit la paraplégie, avant de me tourner vers la pédiatrie. Et puis, j’ai vu que, si on essayait, souvent il était possible de récupérer presque entièrement tout ce que la personne avait perdu. Si on essayait, avec Valery…

 

Angel : Elle ne voudra jamais. Elle s’est probablement déjà mis en tête qu’elle ne pourra plus jamais marcher.

 

Dawn : C’est pour ça que je t’en parle. C’est à toi de la convaincre. (sourit) Au vieux sage de prouver encore une fois ce qu’il vaut…

 

Angel : (sourit) J’irai demain. Ou peut-être ce soir? Elle ne doit pas être bien occupée?

 

Buffy : (apparaît dans l’embrasure de la porte) Hey, mon ange, c’est l’heure de la chasse.

 

Angel : (soupire) On dirais que ce ne sera pas aujourd’hui.

 

Buffy : Quoi?

 

Angel : Rien chérie. On est partit.

 

Buffy : (à Dawn) Les enfants sont couchés mais Thierry est dans ses mauvais jours et il va probablement essayer de se relever des dizaines de fois. On ne rentrera pas tard.

 

Dans la chambre de Valery. Celle-ci sort de la salle de bain, enveloppée dans une serviette blanche. Spike l’attend, assis sur le lit, tournant une petite bouteille entre ses mains. Le vampire est torse nu.

 

Spike : Mes manches m’aurait gênées. (se lève) Vois-tu, alors que tu ronflais sur le divan, j’ai exploré ta magnifique maison. Et j’ai été étonné de trouver ceci dans ta chambre (lui montre la bouteille).

 

Valery : (s’avance un peu) De l’huile à massage. Chris me masse souvent les jambes, ça active la circulation du sang.

 

Spike : (sourit) Mais je voyais mal où, dans cette chambre, l’on pouvait faire des massages, sans risquer de tacher ton tapis ou tes draps. Et puis, j’ai découvert ceci (tire sur une poignée dans le mur, une espèce de table en sort). Au début, j’ai pris ça pour une planche à repasser, puis je me suis rendu compte que c’était une table de massage.

 

Valery : Et tu fantasme là-dessus depuis que tu l’as trouvé? Désolée, mais je ne suis pas certaine que j’ai très envie de me faire tripoter, ce soir.

 

Spike : Trouillarde. Tu laisses bien Chris faire, fais-moi un peu confiance!

 

Valery : Chris se limite aux jambes, lui.

 

Spike : As-tu donc si peur d’abandonner ta très chère vertu?

 

Valery : Oh, ça n’a rien à voir. Écoute, je n’ai jamais été une fan de ce genre de chose, c’est long, c’est ennuyeux et, en plus, je ne suis même pas certaine que ça serve à quelque chose, alors, non merci.

 

Spike : Trouillarde!

 

Valery : Hey, ça va, lâche-moi un peu.

 

Spike : Écoute, les petits massages thérapeutiques de l’esclave de service n’ont rien à voir avec ce que je vais te faire, moi. J’ai des années d’expériences…

 

Valery : Des siècles…

 

Spike : Si tu veux, dans l’art du massage. Tu vas voir, c’est assez bien, ça va te détendre, un peu, ce que tu as intérêt à faire. Allez, lâches-toi, un peu, ma belle.

 

Valery : (soupire) Je sens que je vais le regretter…Tourne-toi, que je monte là-dessus.

 

Spike : (se retourne) Je me demande pourquoi je fais ça, ce n’est pas comme si je t’avais jamais vu…(jette un regard dans le miroir)

 

Valery : (s’allonge sur le ventre, recouverte avec la serviette) Ça va, monsieur le voyeur, tu peux te retourner.

 

Spike s’approche, pousse le fauteuil dans un coin et descend la serviette sur le corps de Valery. Il se met de l’huile à massage dans les mains et commence doucement à l’étendre sur le dos de la tueuse, qui sursaute.

 

Spike : Hey, détend-toi, chaton. Je ne fais qu’étendre l’huile.

 

Valery : Tu as les doigts froids, je te signale.

 

Spike : Pauvre petite fille. Maintenant, fait-moi plaisir, tait-toi.

 

Valery laisse échapper un profond soupir. Le vampire sourit en continuant d’étendre l’huile. Puis il frotte ses mains l’une contre l’autre. Il les lui posa sur les omoplates et inspira profondément.

 

Spike : Tu es prête? Si tu veux que j’arrête, tu le dis. On y va.

 

Il commença à lui masser les épaules, doucement. Ses doigts frottent la peau, la pétrisse, la pince même, parfois, toujours doucement. Valery, d’abord raide, commence lentement à se détendre et sa respiration se fait plus régulière. De ses doigts froids, Spike passe de la nuque aux épaules, puis descend le long de la colonne vertébrale, puis remonte. Il sent les os, sous la peau pâle, perçant presque l’épiderme et fronce les sourcils.

 

Spike : Tu devrais vraiment manger plus, chaton. Tu n’as que la peau sur les os.

 

Valery : J’y penserai.

 

Spike y met soudainement plus d’énergie, appuyant plus fort à certains endroits. La tueuse sent les doigts glacés de Spike masser sa peau avec vigueur. Elle ne trouve pas ça long ou ennuyeux, c’est même plutôt agréable. Elle ferme les yeux. Les mains du vampire continuent leur danse sur la peau, plus doucement, plus…langoureusement. Il caresse plus qu’il ne masse, maintenant, et Valery le sent. Elle ouvre brusquement les yeux alors que les mains de Spike descendent sous la serviette.

 

Spike : Hey, reste détendue, ne t’énerve pas pour si peu…(l’embrasse dans le cou)

 

Valery : (soupire) Tu avais tout prévu…Ça devait tourner comme ça.

 

Spike : (continue de l’embrasser) Disons que…j’y avait…pensé. (passe ses mains sous son ventre et les remonte doucement) J’ai été patient…(il la retourne, sa serviette est arrangée pour qu’on ne voit rien) Tu en as envie…j’en ai envie…

 

Valery : Ce n’est pas le problème…Je ne sais pas si…enfin…si je ressentirai quelque chose…

 

Spike : C’est ça qui te tracasse? (la soulève dans ses bras) Laisse-moi tenter l’expérience…(il la jette sur le lit)

 

Valery : Toi, quand tu as quelque chose dans la tête…(s’agrippe à ses épaule et le tire vers elle pour l’embrasser) Oh, et puis, qui ne tente rien n’a rien…

 

Spike : Voilà…

 

Cimetière. Buffy est assise sur une tombe, aspirant par une paille une quelconque boisson gazeuse. Angel est debout à côté d’elle et joue nerveusement avec un pieu. Le silence est pesant, on peut sentir la tension. On entend un bruit. Buffy glisse en bas de la tombe, en position d’attaque, Angel serre plus fort son pieu. Ils attendent.

 

Angel : Je crois que ça n’était rien.

 

Buffy : Tu as probablement raison. (soupire) Tu vas te décider à me dire ce qui te tracasse?

 

Angel : Qu’est-ce qui pourrait me tracasser?

 

Buffy : Je n’en sais rien, moi, c’est pour ça que je te le demande. D’habitude, tu es d’un calme et d’une contenance désarmante, mais ce soir, je te vois tripoter ton pieu à toute les deux minutes, c’est inquiétant.

 

Angel : On poursuit une bestiole qui vole les yeux de ses victimes, je crois que c’est suffisant pour me rendre nerveux, non?

 

Buffy : (entend un autre bruit) D’après moi, ce bruit là n’était pas un rien, mais bien un quelque chose…Je peux me tromper, naturellement, mais…

 

Angel : Ça vient de par-là.

 

Ils courent tous les deux en direction du bruit, pieu en main. Et là, ce qui s’affiche devant eux les fige sur place. Premièrement, le corps d’une femme, au sol, les orbites vides de leur organe, a la tête tournée vers eux. Au-dessus d’elle, une espèce de mouche géante à queue de scorpion s’approche d’eux dangereusement. Dans chacune des orbites de ses yeux à facette, un œil humain est logé, et ces centaines d’yeux les fixe avec un ravissement notable.

 

Angel : (les yeux fixés sur la créature) Il ne faut pas rester là.

 

Il agrippe la main de Buffy et tous deux se mettent à courir dans le cimetière. La créature les poursuit sur un bon bout de chemin. Buffy s’arrête, se retourne et lui lance son pieu, qui vient se loger dans un des ses yeux. La créature « crie », s’arrête et regarde ses agresseurs pendant un moment, puis fonce sur eux. Angel et Buffy se penchent pour éviter la queue de scorpion.

 

Buffy : Il a pas l’air content.

 

Angel : (saute pour l’éviter encore) Il faut trouver un moyen…

 

Buffy reçoit de plein fouet le queue dans le dos et tombe sur les genoux. Elle se relève, son pantalon est déchiré et son genoux saigne. Dans son dos, il y a une grande marque de brûlure.

 

Buffy : Fait attention, sa queue est enduite d’acide ou d’un truc dans le genre, ça brûle!

 

Justement, au moment où elle dit ça, la créature frappe Angel au bras. Il laisse échapper un cri de stupeur tandis que la créature s’approche plus près de lui. Angel commence à reculer, puis regarde Buffy, qui est en train de jeter des pierres à la créature pour détourner son attention.

 

Buffy : Hey, le gros velu, dis-moi si ça te fait mal!

 

Angel : Buffy! Il faut s’enfuir!

 

Buffy : (lance une autre pierre) Je sais! À trois, je saute par-dessus la pierre tombale derrière moi et on court jusqu’à la maison. Un, deux…

 

Angel : Trois!

 

Buffy jette toute les pierres qui lui reste dans les « yeux » de la créature, puis saute par-dessus la pierre tombale et court. La créature les poursuit pendant un temps, puis, dès qu’ils franchissent la porte du cimetière, s’arrête et fait demi-tour. Buffy regarde Angel, qui la fixe à son tour en reprenant son souffle.

 

Buffy : (inspire profondément) Tu as vu la taille de cette chose? On a plus les insectes qu’on avait…

 

Angel : Je sens qu’on ne va pas beaucoup dormir cette nuit.

 

Buffy : J’ai toujours détester ce genre de bestioles…

 

Angel : Rentrons.

 

Bras-dessus, bras-dessous, les deux époux prirent résolument le chemin du retour. Maison de Valery. Chris rentre avec Isabelle endormie dans les bras. Il prend le courrier dans l’entrée et le dépose sur la table avant d’aller coucher Isabelle.

 

 Après avoir enlevé son manteau de cuir, il regarde les enveloppes. L’une d’elles provient du conseil des observateurs. Il l’ouvre et commence à la lire en marmonnant son contenu.

 

Chris : « Pour Christopher Geyser, du conseil des observateurs. (s’assoit à la table) Nous sommes dans le regret de vous informer que la prophétie ne s’étant finalement pas accomplie, le conseil n’interviendra plus dans la vie de Valery Jones ni dans celle de sa fille. Ce qui veut dire que, par la présente, nous lui retirons tout soutient financier, lui laissant tout de même tous les biens offerts précédemment. Si Valery Jones est dans l’incapacité de subvenir à ses besoins, nous seront obligés de lui retirer la garde de la petite Isabelle Jones au profit de notre école et de placer sa mère, qu’elle le veuille ou non, dans un de nos établissements spécialisés. Nous vous relevons également de vos fonction et ne vous paierons donc plus. Vous êtes libre de rester auprès de la mère et de la fille. Vraiment désolés, le conseil des observateurs… » Vraiment désolés…Allez au diable!

 

Il chiffonne la feuille et l’envoie valser dans la poubelle, puis se passe une main anxieuse sur le front, avant d’appuyer les coudes sur la table et de se prendre la tête dans ses mains.

 

À suivre…