DESTINÉE 49 par Juliette
Droit d’auteurs : Les personnages de la série Buffy contre les vampires ne m’appartiennent pas. Ils sont la propriété de Joss Wedon.
Résumé : Valery se
pose bien des questions sur elle-même…Pendant qu’elle cherche des réponses,
Richard annonce son plan machiavélique à sa nouvelle allié. Êtes-vous prêts
à entendre ce que ce brillant et maléfique stratège a encore inventé?
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Dernièrement
dans Buffy contre les vampires :
Valery :
Jamais je ne serai une vampire.
Logan :
Mais tu l’es déjà, ma belle.
Richard :
Harmony, je te présente Mathilde.
Harmony:
À quoi va-t-elle nous servir?
Richard : À me venger.
Mathilde : (balai la pièce du regard) Ainsi, c’est ici que tu habites? C’est assez…glauque, même pour un vampire.
Richard : Tu me feras penser de changer de décorateur, chérie.
Harmony : (méfiante) Richard? Je ne comprends pas. Qui est cette fille?
Richard soupire d’agacement avant de se retourner vers la jeune vampire. L’épisode a reprit où il s’était arrêté. Tout le monde est dans la crypte de Richard. Mathilde fait lentement le tour de la pièce en effleurant les objets des doigts pendant qu’Harmony se lève de son siège et croise les bras sur sa poitrine.
Richard : Calme-toi. Mathilde n’est là que pour quelques jours.
Mathilde : (zieute le lit) Le moins possible, en tout cas.
Richard : (à Harmony) Tu pourrais nous laisser seuls, quelques heures? Il fait nuit, tu pourrais, je sais pas…aller prendre l’air?
Harmony : Pourquoi? Je ne respire pas, je n’ai pas besoin d’air.
Richard : Je vais te le dire dans un langage que tu pourras comprendre. Fou le camps, j’ai besoin de parler à Mathilde.
Harmony : (ramasse son sac) Je m’en vais, c’est d’accord. T’a pas besoin de me sortir ce genre de chose…
Elle s’en va. Richard soupire alors qu’elle claque la porte et se laisse tomber dans le siège qu’elle occupait quelques secondes auparavant. Mathilde continue ses investigations dans la pièce en poussant de petits cris d’indignation à chaque fois qu’elle découvre une toile d’araignée.
La jeune femme a été élevée dans le luxe, donc, la vue de toutes ces horreurs la répugne. D’ailleurs, tout ce qui entoure les vampires la répugne : leur mode de vie, leur façon de se nourrir, leur mode vestimentaire…Refermant les pans de son tailleur gris foncé sur sa poitrine, elle se retourne d’un coup vers Richard.
Mathilde : Les vampires sont dégoûtant.
Richard : Ne généralise pas.
Mathilde : Dis, la petite blonde qui vient de s’enfuir en pleurant, c’est ta copine?
Richard : Ma fille. Je viens de la retrouver. Tu sais comment c’est : donnez-leur deux minutes d’attention et vous ne serez plus capable de vous en débarrasser.
Mathilde : Et si on mettait tes problèmes de sire de côté et qu’on se concentrait sur le motif de ma venue?
Richard : Je tiens à t’avertir d’abord. Tu es consciente des risques que tu prends?
Mathilde : Non. Et tu sais pourquoi?
Richard : Dis-le moi?
Mathilde : Parce que tu ne perds jamais.
Le générique défile…
Valery entre dans la bibliothèque du Lycée. Cela fait très longtemps qu’elle n’y a pas mis les pieds. Elle a de la difficulté à s’orienter dans ce drôle d’endroit où les élèves déambulent sans but précis, n’attendant que la cloche pour commencer à apprendre des trucs…qu’il n’ont jamais eut envie de connaître.
La tueuse tourne un coin, incertaine. Elle cherche, à tâtons. Tout a changé, non, tout est pareil. En fait, elle n’en a aucune idée. Cette partie de sa vie lui semble si loin, maintenant…Comme si elle n’avait jamais existé.
Enfin, Valery trouve ce qu’elle cherche. Les portes battante en bois sont là, devant elle. Elle n’a plus qu’à les pousser. Prenant une profonde inspiration, la tueuse pénètre dans la bibliothèque.
Valery : (appelle) Giles? Vous êtes là?
Une tête sort enfin du bureau du bibliothécaire. Souriant, un livre épais dans une main, une tasse de thé dans l’autre, Giles s’approche de son bureau, l’air affable. Décidément, depuis qu’il a repris son emploi de bibliothécaire, il respire le bonheur.
Giles : Valery ! Bonjour. Que me vaux l’honneur de ta visite? Il est bien rare de te voir, hum, traîner dans le coin.
Valery : Est-ce qu’on pourrait se parler?
Giles : (perd son sourire) Tu as l’air bien soucieuse. Est-ce que tout va bien?
Valery : Je…je me pose beaucoup de questions. Vous pouvez m’aider?
Giles : Je peux toujours essayer…Tu veux une tasse de thé?
Au manoir de Spike et Chris. La soleil est bien haut dans le ciel. Spike sort de sa chambre. Il ne porte en tout et pour tout qu’un boxer de soie noire. Ses cheveux décolorés sont ébouriffés, on dirait qu’il vient à peine de se tirer du lit. Le vampire s’étire lentement, puis se dirige d’un pas nonchalant vers la cuisine et s’en sort un bol de sang. Il le met au micro-onde et s’en va dans une autre pièce. On peut entendre le bruit de la douche.
Chris entre à ce moment, les bras chargé de provisions. Il dépose son sac sur la table de la cuisine et remarque le micro-onde en marche. Souriant, il sort de la cuisine et se dirige vers la salle de bain. Discrètement, il ouvre la porte qui n’est pas verrouillée et y trouve le vampire tranquillement en train de se doucher, tout dissimulé par la porte brouillée de la douche. Réprimant un fou rire, Chris active la chasse d’eau de la toilette et sors en vitesse de la salle de bain pour retourner ranger les vivres qu’il vient d’acheter.
Quelques secondes à peines plus tard, il entend les cris du pauvre vampire ébouillanté qui court, presque nu, hors de la salle de bain, juste à temps pour prendre son sang qui fini de chauffer. Furieux, il lance un regard méchant à Chris qui se retient à peine de rire. Retenant la serviette blanche qui lui serre la taille, le vampire pointe un doigt furieux vers son colocataire.
Spike : Par l’enfer! T’es cinglé!
Chris : (a de plus en plus de difficulté à s’empêcher d’éclater) Bois donc ton sang…pendant que c’est chaud!
Spike : (ouvre furieusement la porte du micro-onde) Je me demande ce qui m’empêche de…
Chris : …m’arracher la tête, boire mon sang et bla, bla, bla…
Spike : (se sort une tasse du placard) Tu n’es vraiment qu’un gamin. (verse le sang dans la tasse) Avec tout ça, tu vas me mettre en retard à mon rendez-vous.
Chris : Val t’a enfin accordé un rencard?
Spike : Pas exactement. Disons que je sais exactement où elle se rendra ce soir et que, par un hasard infini, j’y serai à la même seconde.
Chris : Les coïncidences sont une invention merveilleuse.
Spike : Gracieuseté humaine. (bois une gorgée)
Chris ouvre le frigo et commence à y mettre différente chose pendant que Spike le regarde tranquillement faire.
Spike : Je crois que je suis en train de l’avoir.
Chris : (se retourne lentement vers lui) Quoi?
Spike : Val. Depuis le temps que j’essaie de la séduire. Je crois que je suis pile en train de réussir.
Chris : (sourit) Ça m’étonnerait. Val a la tête deux fois plus dure que toi. Elle te repoussera tant et aussi longtemps qu’elle pensera que c’est mieux.
Spike : (fronce les sourcils) Pourtant…
Chris : (l’interrompt) Écoute, Spike, je la connais depuis qu’elle a quitté les culottes courtes pour les talons aiguille, tu saisis? Pendant des années, elle est venu clandestinement dans ma chambre pour me raconter le moindre de ses petits secrets. Alors je crois que je peut prévoir ses réactions un brin mieux que toi.
Spike : (hausse un sourcil, incline la tête) Tu en aurais, des choses à me raconter, si je te le demandais.
Chris : Sûrement.
Spike : J’ai toute la journée.
Chris : (sourit) Je n’ai rien contre te donner plein de détails croustillants sur ma meilleure amie, mais…(lorgne la serviette) Ça te dirait d’aller te changer? (hausse les épaules) Tu es terriblement sexy, là-dedans, mais j’avoue être malheureusement insensible à ton charme.
Repaire de Richard. Il est bien calé dans son fauteuil. Mathilde est assise en face de lui, droite comme un « I ». Ça fait des heures qu’ils sont là, et ils n’ont même pas abordé le sujet qui les intéresses l’un et l’autre. Ils sont trop occupés à se jauger l’un et l’autre, à essayer de deviner lequel trahira l’autre…en premier.
Richard : Tu sais qu’une association avec toi ne me tente pas?
Mathilde : L’inverse est également vrai. Tu es connu pour être le traître de service.
Richard : Ta réputation surpasse la mienne, ma jolie.
Mathilde : J’en suis même fière. (repousse une de ses mèches) Je sais que tu as déjà commencé à t’organiser. Je ne suis qu’un maillon dans ton plan, n’est-ce pas?
Richard : Tu ne crois quand même pas que je vais te le révéler?
Mathilde : Tu n’auras pas le choix, pourtant. Je n’ai aucun moyen de pression sur toi, alors tu vas me révéler ton plan. Comme ça, si jamais tu menaces de me dénoncer, j’irai tout raconter à la tueuse. Et vlan! J’aurai comme complice un petit tas de poussière.
Richard : Tu es ignoble.
Mathilde : (rit) Tu l’es encore plus.
Richard : Ne me flatte pas, ma jolie.
Mathilde : Ce n’était pas mon intention. Maintenant, tu vas me dire exactement et sans entourloupe ce que je fais ici.
Richard : Tu m’enlèves tout mon plaisir…
Après un soupir, Richard se lève dans la pièce et fait quelques pas, se dirigeant vers une énorme coiffeuse munie d’un grand miroir…où il ne se reflète pas, naturellement. Il se retourne vers Mathilde et s’appuie les avants-bras sur le rebord de la coiffeuse.
Richard : Commençons par le commencement.
Mathilde : Excellente suggestion. C’est quoi, le commencement?
Richard : La tueuse.
Richard est bien heureux de son petit effet et voyant la mine interrogative de Mathilde. Juste au mot tueuse, il l’a vu frémir d’anxiété. La jeune femme doit parfaitement savoir que les missions impliquant de près ou de loin la tueuse ont une tendance à l’échec difficile à éviter. Le sourire carnassier du vampire s’élargit.
Richard : (se donne une poussée pour s’éloigner de la coiffeuse) Ma chère Mathilde, pour moi, dans ma non-vie, il y a deux clans : les alliés…et les ennemis.
Mathilde : Et?
Richard : (sourit méchamment) J’ai décidé que la tueuse allait changer de clan.
Dans la bibliothèque. Giles est assis devant Valery. On dirait qu’ils viennent d’avoir une conversation éprouvante. Giles retire ses lunettes pour les essuyer et soupire.
Valery : Vous devinez que je n’ai révélé ces informations à personne.
Giles : Ce qui ne veux pas dire que j’approuve.
Valery : Écoutez, j’ai besoin de savoir où j’en suis…ce que je suis.
Giles : Bon, si je comprend bien, ce vampire t’a torturé pour t’obliger à montrer ton côté…
Valery : Vampirique. C’est ça. Je veux dire : j’ai toujours su que j’étais à moitié vampire, mais je voudrais savoir si je suis prédisposée à voir le mauvais côté de la famille surgir chez moi…ou chez ma fille.
Giles : Oui…ça pourrait être problématique.
Valery : (se lève) Et l’autre côté de ma famille…Je veux dire : on m’a donné le destin de ma mère, ok? Sauf que je suis morte. Et maintenant, qui je suis? Je veux dire, je sais bien que je suis une tueuse, mais je voudrais savoir si je suis le mère-moi ou le moi-moi. Et puis, ce moi-moi, c’était un guide, mais quand on m’a transformé en ma mère, j’ai perdu tout ce que ça impliquait. Est-ce que je l’ai retrouvé? Est-ce que je suis une tueuse? Un guide? Ou…un vampire? (soupire, se passe la main dans les cheveux avant de se laisser tomber sur une chaise) Qui je suis…
Giles : Je ne sais pas ce que tu es. Mais je sais qui tu es. Tu es une jeune fille brillante et jolie, que tout le monde aime. Avec une famille et des amis. Mais, si ça peut te rassurer, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour t’aider à te retrouver.
Valery : (sourit) Merci.
Giles : (sourit aussi) Alors, par où commençons-nous?
Manoir. Spike arrive dans le salon, habillé d’un t-shirt noir et d’un jean bleu. Il est étonné de voir tous les papiers sur la table, devant lesquels Chris s’est réfugié religieusement.
Spike : C’est quoi tout ces trucs?
Chris : (sourit) Le dossier de Valery. Vois-tu, quand on m’a envoyé ici pour que je m’occupe d’Isabelle, on m’a bien avertit que je devrais prendre soin et de la fille, et de la mère. Et donc, on m’a donné tout ce qui pourrait m’être utile…
Spike : Et tu as piqué le reste.
Chris : Disons que je l’ai emprunté à long terme…
Spike : (se tire un siège en face de Chris) Et qu’est-ce qu’il y a, là-dedans?
Chris : Plein de trucs que tu ne sais pas. (prend un papier, au hasard) Tiens, un de ses relevés de notes.
Spike : (regarde, s’empare du papier) Par l’enfer! Combien de langues sait-elle parler?
Chris : Tu sais, les observateurs pouvaient nous envoyer n’importe où, alors ils nous obligeaient à parler un maximum de langues. Valery connaît l’anglais, bien sûr, mais aussi le français, le portugais, l’allemand et la plupart des langues latines, du genre espagnol ou italien.
Spike : (étonné) Elle avait de sacré bonnes notes…
Chris : C’était un géni en tout! Oh, sauf en grammaire : elle était totalement nulle. Et en démonologie, aussi.
Spike : Vous aviez des cours de démonologie?
Chris : Rien de bien passionnant. Le nom des montres, comment on les tues, d’où ils viennent, comment ils se nourrissent et bla, bla, bla.
Spike : Ennuyeux.
Chris : Mortel. Mais on s’y faisait : de toute façon, on n’avait pas le choix.
Spike : Comment ça se passait?
Chris : Et bien, il y avait quatre session par année. Vous arriviez, on vous tatouait – tu te souviens probablement du concept – et tu attendais le début de la prochaine session. Là, tu avais droit à une belle évaluation psychologique. On te donnait un matricule, un uniforme, et puis on t’envoyait à ton évaluation physique. Après cette épreuve-là, un humain normalement constitué était chaos pour deux jours. Pas Valery.
Spike : C’était quoi, ces tests physiques?
Chris : Premièrement, on courait le cent mètres. Un test de vitesse, j’imagine. Après, y’avait un test de souplesse. Ça, c’était pas facile. Ils t’enfermait dans un espèce de labyrinthe de tuyaux où tu entrais de justesse. Ils refermaient la sortie derrière toi, et tu devais te rendre à l’autre bout. J’ai entendu dire que des enfants étaient morts, dans ce trou à rats. Et puis, il y avait le test d’endurance – le plus souffrant. Il était infligé par des vampires. Les observateurs t’attachaient au mur et te frappaient jusqu’à ce que tu perdes conscience. (sourit) Val ne s’est pas laissé faire. Elle a arraché ses liens du murs et s’en est servis pour étranglé son vampire. Une fois qu’il a perdu conscience, elle a tenté de se sauver. Ça a fini en bataille générale. On n’avait aucune chance. C’est là que Val a commencé à se faire remarqué. Ce qu’elle les a fait baver…
Spike : Elle devait être insupportable.
Chris : Oui, elle l’était. Et pourtant…Elle était tellement fragile. À toutes les nuits, elle faisait des cauchemars, où elle voyait des visages qu’elle ne reconnaissait pas. C’était vous, j’en suis certain, mais comme on lui avait enlevé sa mémoire…Alors elle se sauvait de son dortoir et elle traversait la moitié de l’école pour venir dans ma chambre. Elle s’allongeait en travers de mes genoux et elle fermait les yeux. Moi, je sortais une brosse et je me mettais à lui brosser les cheveux, lentement, pendant des heures. Et, parfois, doucement, et si j’étais chanceux, elle se mettait à chanter. Alors, plus personne ne disait mot. C’était le silence complet dans le dortoir. Même les vampires se taisaient. Tout le monde l’écoutait chanter. Tout le monde voulait l’entendre. Elle nous faisait un peu oublier notre malheur
Dans la crypte de Richard. Il s’est allumé une cigarette et est maintenant assis sur la petite table devant Mathilde. Celle-ci l’observe d’un air hautain. Décidément, plus elle connaît Richard…plus elle le déteste.
Richard : (souffle la fumée) Que sais-tu des tueuses?
Mathilde : (hausse les épaules) Bah, à peu près comme tout le monde : ennemie numéro 1 des démons de toutes les races. Elle est née pour éliminer les vampires.
Richard : (sourit) Pas des tueuses en général. Que sais-tu d’elles? De leurs vies?
Mathilde : Hum…la première a épousé un vampire et la seconde vie toute seule. Quant à celle qui est en Italie, la nouvelle, je n’ai aucune idée de ce qu’elle devient.
Richard : C’est pas mal, même si c’est très incomplet.
Mathilde : (s’énerve) Tu vas finir par arrêter de tourner autour du pot et me dire à quoi tu veux en venir?
Richard : Tu as entendu parler, je suppose, de l’expédition d’une des tueuses dans la salle de torture de Logan.
Mathilde : Ça a fait le tour de la communauté vampirique.
Richard : Et bien, sache que j’y étais. Et que j’y ai appris certains renseignements amusants à propos de la tueuse. (se lève) Elle est à demie vampire.
Mathilde : (soupire d’ennui) Ce n’est pas la première.
Richard : Si tu me laissais finir, aussi…
Le vampire revient s’asseoir sur la petite table et étend ses bras derrière lui, s’appuyant les mains sur le bois dont le vernis émaillé s’en va par gros morceaux. Mathilde le regarde d’un œil interrogateur. La lumière des chandelles joue sur le visage du vampire. Les ombres se répandent sur son visage. Il redresse lentement la tête et plante son regard de braise dans celui de la jeune femme.
Richard : Il y a très longtemps, quelque part au moyen âge, les gens du peuple se révoltèrent contre les vampires qui sévissaient un peu partout. Ils allèrent trouver des sorciers pour avoir un moyen de détruire ces créatures du malin. (soupire) Les humains…Ils ne comprendront décidément jamais que nous seront toujours plus forts qu’eux!
Mathilde : Jolie réflexion, mais viens-en au fait.
Richard : Les sorciers ont créé une épée. Après un enchantement, elle devait pouvoir détruire tout le mal. Briser la communauté vampirique pour toujours. Mais les humains se sont trompé dans le charme. L’épée ne pourrait jamais détruire les vampires. (sourit) Mais, peut de temps après, les humains se rendirent compte qu’ils pouvaient les contrôler.
Mathilde : (sourit) Je pense que je te vois venir.
Richard : (sourit méchamment) On est sur la même longueur d’onde…
Dans la bibliothèque. Plusieurs livres sont étendus sur la table centrale, des piles énormes s’élèvent çà et là. Giles a posé un bouquin très épais devant lui et le feuillette distraitement. Valery lit aussi, un livre posé sur ses genoux dépassant de chaque côté.
Giles : (pose son livre) Ce n’est pas que les demi-vampires manquent à l’appel, mais je n’en voit aucun qui ait succombé à son mauvais côté.
Valery : (tourne une page) Je veux trouver l’exception qui confirme la règle.
Giles : (soupire) Valery…Je ne veux pas me montrer défaitiste, mais il y a eut des milliers de demi-vampires. Et puis, pour ton état de guide, tu as bien vu que les pouvoirs s’en résultant s’atténuaient dès que ta mission était terminée. Tu as gardé ton lien psychique avec Catherine jusqu’à ce qu’on lui enlève son pouvoir, alors tu dois être toujours un guide. Quant à savoir s’il reste des traces de ta mère en toi…Je ne vois pas comment. (s’approche d’elle) Écoute, il commence à se faire tard.
Valery : (pose son livre) Mais je suis à demi-vampire.
Giles : Tu es avant tout à demi-humaine.
Valery : (se lève) Merci beaucoup, Giles. Je vais retourner chez moi.
Valery saisit son manteau et quitte la pièce. Giles soupire en voyant la tonne de livres sur la table. À lui de ranger, maintenant…Dans la crypte de Richard. Le vampire est allé chercher un précieux livre qu’il consulte tranquillement.
Richard : Ce livre a appartenu à l’observateur de la tueuse. Alors que Spike voulait guérir Drusilla, il eut besoin de ce bouquin précisément. Après l’incendie, Drusilla a ramassé le livre. Puis, quand Angélus est revenu, il a récupéré le bouquin pour savoir comment ressusciter Acathla. Ensuite, il est resté dans le manoir pendant une courte éternité. Damien est allé le récupéré pour savoir comment faire revivre Angélus et Drusilla, sous les ordres de Darla. Et, comme j’y était, je l’ai pris.
Mathilde : Et ce livre, qu’est-ce qu’il a de spécial?
Richard : C’est le genre de livre qu’on ne trouve pas à la bibliothèque municipale. C’est là-dedans qu’est révélée la seule fois où un demi-vampire s’est abandonné à son mauvais côté. (ironie du sort…NDA)
Mathilde : Et comment ça s’est passé?
Richard : C’était grâce à l’épée. Le pauvre garçon était un jeune qui vivait dans la rue. On avait décidé de s’en servir pour qu’il puisse séduire la fille d’un puissant marchand pour qu’il libère le territoire. Les manants échouèrent à plusieurs reprises avant de se rendre compte qu’il fallait affaiblir la partie humaine au maximum avant de pouvoir le transformer. (sourit) Logan avait presque réussit…Avec l’épée, la victoire est assurée.
Mathilde : Quel est ton plan?
Richards se lève tranquillement et se dirige vers un placard où il range le livre. Puis, lentement, il referme la porte. Prenant une profonde inspiration, il retourne son regard sur Mathilde. Décidément, elle ne sait pas ce qui l’attend…
Dans le salon du manoir. Spike et Chris fouillent de vieux papiers. Le vampire s’amuse à découvrir tous ces détails sur sa bien-aimée. Ce qu’elle avait mené la vie dure aux observateurs! Dans son dossier, il était inscrit très clairement qu’elle était désobéissante, impertinente et qu’elle avait une forte tendance à la rébellion.
Chris : C’était pas vraiment de la faute de Val. Tu vois, les observateurs avaient de drôles d’idées, concernant l’entraînement. Ils voulaient que les enfants soient les plus forts possible. Donc, à l’entraînement, chacun se battait, de préférence, contre un adversaire plus fort que lui.
Spike : Laisse-moi deviner…Ils n’ont pas trouvé d’élève plus fort que Val.
Chris : Bingo. Alors elle se battait la plupart du temps contre Sebastian. Le vampire ne lui laissait aucune chance, tu comprends bien. (hausse les épaules) Ce crétin…Valery ne se laissait pas faire, tu penses bien : elle l’a envoyé au tapis plus souvent qu’à son tour! Mais les élèves n’ont pas le droit de gagner dans ce genre de combat. Jamais.
Chris soupire alors que Spike continue de fouiller dans les papiers. Il tombe sur une photo en noir et blanc d’une jolie petite fille en tenue de ballet, en train de lacer ses chaussons. Il sourit en montrant la photo à son colocataire.
Spike : C’est Val?
Chris : Non, pas vraiment. Mais c’est elle qui a pris la photo. Tu vois, dans les premières années où elle était à l’école, on l’avait inscrite en danse. Elle adorait danser, si tu savais. En fait, tous ces trucs, le théâtre, la danse, le chant, c’était elle.
Spike : C’était?
Chris : Ouais. Les observateurs n’aimaient pas qu’on se plaise trop. Quand on était heureux, on se concentraient moins, et il y avait plus de risques qu’on soit tué.
Spike : Qu’est-ce qu’ils lui ont fait?
Chris : Un jour, alors que Val se battait contre Sebastian, il a saisit une épée et la lui a enfoncé dans la cheville, brisant sec l’articulation. Elle avait, je crois, onze ou douze ans.
Spike : Ce genre de blessure, pour une tueuse, ce n’est pas trop grave.
Chris : Le geste l’a blessé. Un acte de méchanceté à l’état pur. Elle a cessé de chanter, de danser et de jouer la comédie. Alors, Val s’est retourné vers l’ « art silencieux », comme elle l’appelait : l’art où elle n’était pas mise en valeur.
Spike soupire en voyant la cruauté nette des observateurs qui ont élevé Valery. Comment peut-on être aussi durs avec des enfants? En fait, il le sait parfaitement, ayant lui-même été un être de cruauté : pour le plaisir de la douleur. Néanmoins, ces actes commis à l’encontre de sa belle tueuse le révolte.
Chris : Y’a qu’une règle à l’école des enfants tueurs : chacun pour soi. Tu ne fais confiance à personne. Tu n’aimes personne. Comme cela, tu ne souffres pas. Les observateurs te piquent ta vie quand t’es encore petit et il la remplace par un puce électronique. On vie tous les jours avec la peur qu’ils libèrent le poison dans nos veines.
Chris commence à ranger les papiers lentement dans leurs dossiers. Spike l’aide distraitement, tout à ses pensées. Comme la vie est dure, parfois, avec certain…Chris, qui l’insupporte la plupart du temps, a lui-même eu son cota d’horreur…
Chris : Hey, ça va être l’heure de ton rendez-vous avec la tueuse de mes rêves…
Spike : (hausse un sourcil) Tu sais quoi? L’idée de savoir qu’on fantasme sur la même fille me fait frémir de dégoût.
Chris : Mais, mon pauvre Spikey, faudra que t’admette un jour qu’on se ressemble. Des frère jumeaux.
Spike : Avec un peu plus de cent ans de différence d’âge. (se dirige vers l’entrée, enfile son manteau) Oh, si tu t’ennuie, je suis certain que Alicia Silverstone pourra venir te tenir compagnie. Elle passe à la télé ce soir!
Chris : Dieu, qu’elle est sexy, cette fille-là!
Spike : (pour lui-même) Pas autant que Val…
Dans la crypte de Richard. Mathilde est toute ouïe. Ce n’est pas la première fois qu’elle travaille avec Richard. C’est lui qui lui a ouvert la porte de la magie noire alors qu’elle voulait jeter un sort d’oubli au côté mâle de sa famille. Elle lui devait maintenant une faveur…comme la moitié des gens que le vampire connaissait. L’autre moitié est constituée de ses ennemis. La sorcière ne sait pas trop dans quel camps elle préfère être…
Richard : Nous allons procéder par étape. Premièrement, il faut voler l’épée au musée de Sunnydale, demain soir. J’enverrai les anciens acolytes de Logan pour faire le travail.
Mathilde : À ce que j’ai entendu dire, ils sont tout à fait stupide.
Richard : Je sais, mais Maude-Iris y est particulièrement attaché. Donc, j’ai prévu d’envoyer les tueuses à leur rencontre. Naturellement, il y aura bataille. Si les vampires gagnent – ce dont je doute fort – je mériterai le prestige d’être à la tête du clan ayant vaincu les tueuses et ils me rapporteront l’épée sur un plateau d’argent. S’ils perdent, je me serai débarrassé de crétins, Maude-Iris aura brisé définitivement son dernier lien avec Logan et je n’aurai qu’à aller chercher mon épée. Même, avec un peu de chance, les imbéciles auront déclenché l’alarme et les deux exécutrices se retrouveront au trou!
Mathilde : Tu as tout prévu, on dirait…Mais dis-moi, comment feras-tu pour envoyer les tueuses au musée pendant que tes gars y seront?
Richard : Fis-toi à moi, ma chère.
Mathilde : Et pour la tueuse?
Richard : C’est là que tu interviens. Tu vas t’introduire chez elle. Je l’aurais bien fait moi-même, mais j’ai, en tant que vampire, un certain handicap qui ne me laisse guère l’occasion d’avoir ce genre de loisir.
Mathilde : Pauvre Richard, lui qui voulait être cambrioleur quand il était petit.
Richard : Ma vie n’est qu’un enchaînement de déception. Mais passons…Comme je le disais, tu vas t’introduire chez elle et enchanter un objet selon le sort que j’ai préparé. Tu le jetteras sur un objet qu’elle seule utilise, et qu’on peut mettre en marche. Pas un vêtement ou un truc du genre, tu vois.
Mathilde : Mais oui, Mathilde. Parce qu’il y en a beaucoup des objets qu’elle seule utilise et qui ont ce genre de fonction.
Richard : À toi de te débrouiller. Quand ce sera fait, tu disparaîtras. Moi, je jetterai le sort.
Mathilde : Et si le sort ne fonctionne pas?
Richard : La tueuse aura été traumatisée et je serai tranquille pour faire toutes mes petites magouilles habituelles.
Mathilde : Tu es brillant. Effrayant, certes. Mais brillant.
Richard : Tu veux seller ce pacte par un verre?
Mathilde : Hum…non, merci. J’essaie d’arrêter l’hémoglobine, c’est mauvais pour ma ligne. T’aurais pas un téléphone, plutôt?
Richard : Ouais, mais ça se boit plutôt mal…(prend son cellulaire) Tiens.
Mathilde : (attrape l’objet) Merci beaucoup.
Elle s’en va dans l’autre pièce. À ce moment, Harmony entre par la porte. Elle ne porte pas les mêmes vêtement que lorsqu’elle est partie et est coiffée différemment. Richard fronce les sourcils en la voyant entrer dans la crypte.
Richard : Tu as passé la journée dehors?
Harmony : On dirait bien.
Richard : Et où étais-tu?
Harmony : (soupire) Les parents…Prenez deux secondes de libertés et ils vous rappellent en pleurant.
Soufflé, Richard ne répond pas. Harmony lui fait un grand sourire avant de se laisser tomber sur le lit et de s’allumer une cigarette. Maison de Tara et Willow. Catherine est assise à la table de la cuisine, en train de faire ses devoirs. Willow est dans le frigo, en train de chercher un ingrédient. Elle est en train de préparer le repas du soir. Tara entre en chantonnant de sa journée de travail.
Tara : (pause ses clefs sur la table) Bonjour vous deux! (va embrasser Willow sur la joue) Bonjour. Passé une bonne journée?
Willow : Très bonne. Les élèves étaient très tranquilles, et, comme je n’avais pas de cours cet après-midi, j’ai pu aller faire du shopping.
Tara : Tu me montreras ce que tu as acheté. (se retourne vers Catherine) Et toi? Ça a l’air d’aller!
Catherine : Bah, moyen. Je déteste les maths.
Tara : Si tu as besoin d’aide, je peux t’aider.
Le téléphone sonne. Tara s’excuse auprès de Catherine et se dirige vers le salon. Souriante, elle décroche le combiné. Son sourire s’accroît alors qu’elle reconnaît son interlocuteur, et la conversation s’installe.
Dans la cuisine, Willow entend sa petite amie rire à plusieurs reprise. Curieuse, elle interroge Catherine du regard. Celle-ci hausse les épaules et se replonge dans ses problèmes géométriques. Willow se remet à touiller la soupe dans une de ses casserole en écoutant d’une oreille la conversation de sa bien-aimée.
Tara : Oui…Mais bien sûr, Mathilde….Oui. C’est ça. La grande maison avec le toit vert. Tu sauras trouver?…ok. Pas de problème….À tout de suite, alors. Bye! (revient dans la cuisine) Willow, tu devineras jamais qui je viens d’avoir au téléphone.
Willow : J’ai droit à combien d’essais?
Tara : (rit) Oh, Willow! C’est ma cousine Mathilde! Ça fait une éternité que je ne l’ai vu. La famille l’a littéralement rejeté. Tu sais, à cause de…(regarde Catherine)…ma petite mésentente familiale. Et bien, elle l’a subie aussi, sauf qu’on ne lui a pas couru après. Elle est en visite à Sunnydale.
Willow : (souriante) C’est génial! Elle reste longtemps?
Tara : Je ne sais pas. J’espère.
Maison de Valery. La jeune femme a Isabelle dans ses bras qui a l’air presque endormie. Elle tente de faire un minimum de ménage tout en évitant le chien, qui a une fâcheuse tendance à se planter directement dans ses jambes, menaçant de la faire tomber à chaque pas. Soupirant, elle ramasse un autre jouet qu’elle lance distraitement dans le coin où elle les as tous mis. Croyant à un nouveau jeu, le chiot s’empresse d’aller le chercher pour le lui rapporter.
Valery : (chuchote, pour ne pas réveiller Isabelle) Oh, Hip-Hop, espèce de stupide cabot! Ôte-toi de là avant que je décide de t’échanger pour un éthiopien de vision mondiale! Dieu sait que ce serais plus utile…
On sonne à la porte. Valery s’y dirige rapidement, écarte le chien du pied qui tente de sortir et ouvre la porte. Mary entre timidement, son sac débordant de livres scolaires qu’elle doit étudier. La tueuse sourit et lui tend sa petite fille, occupée à sucer son pouce en somnolant.
Valery : (chuchote toujours) Elle a bu un biberon voilà une heure environ. Elle devrait dormir pour le reste de la nuit. Si elle se réveille, donne-lui de l’eau. Si tu veux, il y a des lasagnes et des cocas dans le frigo. Si le chien te tape sur les nerfs, enferme-le dans le placard du fond, je l’ai arrangé en niche. Il risque de pleurer au début, puis il va s’endormir.
Mary : Il ne devrais pas y avoir de problème, Valery.
Valery : Je vais probablement rentrer tard. Ne te gêne pas pour aller te coucher en haut si tu es trop fatiguée. (donne un baiser sur la joue d’Isabelle) Bonne nuit, soleil. À demain, Mary.
Mary : À demain.
Valery sort lentement de la maison. Elle passe devant la maison de Buffy et d’Angel. Ce dernier lui fait un signe de la main par la fenêtre. Il aurait bien aimé l’accompagner, mais lui et Buffy ont décidé que ce soir, ils s’occupaient des enfants. Ce qui n’est pas plus mal…
Valery tourne le coin et se dirige vers le cimetière le plus proche. Serrant un pieu dans son poing, elle saute la grille et atterrit près d’une énorme pierre tombale. Marchant tranquillement dans un sentier de terre battue, la tueuse essaie de détecter la présence de créatures démoniaque, sans pourtant pouvoir se concentrer sur son travail. Elle est trop préoccupée par sa conversation avec Giles pour porter suffisamment attention à son travail.
Avant qu’elle n’ait eut le temps de dire ouf, un vampire nouveau-né lui fonce dans le côté et lui fait percuter un arbre. Se tirant de sa rêverie, elle s’écarte vivement de l’arbre où il revient lui sauter dessus et se baisse pour éviter une nouvelle attaque. Elle attrape les deux épaules du vampires et lui cogne la tête contre son genoux à deux reprise. Le vampire, fou de rage, se donne un élan vers l’arrière, l’entraînant dans son mouvement. Elle tombe durement sur le dos.
Valery : Aïe!
Le vampire se relève vivement alors qu’elle saute pour se remettre sur ses pieds. Elle tente de lui donner un coup de pied mais il s’écarte, attrape sa jambe et la tire à lui. Au lieu de tomber, Valery prend son élan, plante son autre pied sur la poitrine du vampire et fait un saut périlleux arrière pour atterrir sur ses jambes. Elle lui flanque un coup de poing en pleine tête, en reçoit deux, évite le troisième et attrape le vampire sous le cou. Elle lui flanque un coup de genou dans le dos puis, d’un puissant mouvement, lui fauche les jambes. Reprenant son souffle, elle empoigne son pieu à deux mains.
Valery : Bonne nui, mon cœur!
Puis, elle enfonce de toute ses forces le pieu dans le cœur du vampire. Celui-ci, après un grognement de rage, explose. Valery se relève et, non sans avoir porté une main aux points de suture barrant son ventre douloureux, elle poursuit sa route, persuadée que le coin est encore truffé de vampires.
Non loin de là, en effet, un vampire est occupé à battre d’autres créatures de sa race. Deux jeunots ont en effet décidé de s’en prendre à Spike, qui, décidément, n’a pas tellement envie de jouer. Il les tue rapidement et poursuit ses recherches. Valery ne doit pas être loin…
Alors qu’il croit avoir repéré son odeur, une autre vient s’interférer. Une odeur qu’il connaît…et qu’il déteste. Sans se retourner, Spike identifie Richard. Le vampire sent la rage affluer dans ses veines.
Spike : Richard.
Richard : Salut, Spike. Comment ça va?
Spike : Donne-moi une bonne raison de ne pas te tuer.
Richard : Et bien, tu perdrais un de tes indics préféré.
Spike : (se retourne lentement, rit) Oh, Richy, si tu savais combien je m’en tape.
Richard : Et puis, tu me dois deux faveurs.
Spike : Ça aussi, je m’en fou. Tout ce que je sais, c’est que toi et tes copains vampiriques vous êtes amusés à torturer ma copine.
Richard : Premièrement, mon joli petit bichon décoloré, Valery n’est pas ta copine. Deuxièmement, ce n’est pas moi qui a torturé la jolie tueuse. Et, troisièmement, point le plus important, tu sais ce que Logan a fait. Mais tu ne sais pas pourquoi.
Spike : (soupire) Comme d’habitude, tu avais tout prévu.
Richard : Je suis un vampire, Spikey. C’est mon rôle d’être brillant.
Spike : Qu’est-ce que tu fous dans le coin?
Richard : Je suis venu récupérer mon dû.
Spike : (rit, imite Richard) Je suis venu récupérer mon dû…Tu peux pas t’empêcher de parler comme un bouquin, par moment, hein?(reprend son sérieux) Qu’est-ce que tu veux? Je t’avertis, je ne saoulerai pas Maude-Iris pour qu’elle te revienne.
Richard : (on voit que la remarque le touche, fronce les sourcils) Je ne te le demande pas.
Spike : (s’avance) Ok, je vais faire un accord avec toi. Disons que te laisser en vie annule ma première dette.
Richard : Hey! C’était pas ce qu’on avait convenu.
Spike : D’accord. Alors on joue ça sur un pari. Quitte ou double. On se bat, et celui qui meurt n’a rien à rembourser.
Richard : Ça va, ça va, Spike. Disons que ta première dette est réglée. Tu dois maintenant t’acquitter de la seconde.
Spike : Qu’est-ce que je dois faire?
Richard : Tu dois envoyer les tueuses au musée, demain. Il va y avoir des vampires qui vont tenter de voler un truc qui m’appartient.
Spike : Tu crois vraiment que je vais envoyer mes amies dans une mission-suicide? Ça sent le piège à plein nez.
Richard : Écoute, William le sanglant, tu me dois les yeux de ta copine. Elle peut bien les risquer dans un combat! Et puis, j’ai intérêt à ce qu’elle gagne.
Spike : Comment ça?
Richard : Les vampires que les tueuses vont affronter sont des crétins de première. Pas de danger.
Spike : Alors pourquoi tu n’y vas pas toi-même?
Richard : Parce que je n’aime pas me battre…et tu le sais.
Spike : Quand?
Richard : Demain soir.
Spike : (soupire) Les tueuses y seront. Et c’est la dernière fois où nous aurons affaire l’un à l’autre.
Richard : Hey, pas de problème, Spikey. Mais si tu as encore besoin de moi…tu sais où me trouver!
Spike regarde le vampire s’éloigner lentement et soupire avant de tirer un paquet de cigarettes de sa poche. Ça ne lui plait pas du tout. Il va encore mener Valery dans un piège. Bah, il l’informera de tout ce qu’il sait. Au moins, elle ne pourra pas l’accuser d’avoir mentit.
Justement, des bruits de bataille lui proviennent non loin de là. Il se dirige directement vers le lieu du combat, restant quand même à bonne distance. Souriant, le vampire observe son ex mettre la pâtée à une vampire femelle. C’est la première fois qu’il remarque la grâce de la blonde aux yeux violets. Il n’a aucun mal à croire au fait qu’elle ait été danseuse. Il l’observe alors qu’elle est coincée contre un arbre, évitant les coups de poings du mieux qu’elle peut. Elle en rend un, ce qui fait reculer son adversaire, le rattrape par le bras alors qu’il s’éloigne, le tire à elle, pose son pied sur son ventre et fait voler le vampire par-dessus sa tête, qui va s’embrocher directement sur une branche d’arbre. Le vampire est suspendu par la poitrine en haut de la tueuse. La branche s’est plantée un peu en haut du cœur. Alors, prenant un élan, la tueuse saut, attrape le vampire par les avants-bras et le tire. Le bois traverse le cœur. Immédiatement, les prises de Valery disparaissent et la tueuse retombe sur ses pieds. Les cendres tombent lentement sur elle, comme une petite pluie légère.
À ce moment, la tueuse se rend compte qu’on l’épie, et se retourne d’un bloc vers Spike, qui n’a même pas pris la peine de se dissimuler. Elle lui sourit et il fait pareil. Doucement, la tueuse secoue sa chevelure pour faire tomber la cendre, qui roule lentement sur son corps, effleurant le débardeur léger bleu révélant la naissance de sa poitrine et la jupe courte noire s’arrêtant aux genoux avant de tomber au sol.
Spike : Tu veux que je te raccompagne?
Valery : (sourit) Il est encore tôt. Tu veux chasser un peu avec moi?
Spike : (hausse un sourcil) Tu es sérieuse?
Valery : Oui, pourquoi pas?
La tueuse prend les devants alors que Spike la suit, un peu surpris par sa requête.
Spike : Je croyais que « ce n’étais pas ce que tu voulais » et tout le bla-bla habituel accompagnant ce genre de réflexion.
Valery : (commence à monter une colline) C’est peut-être la pleine lune, mais…J’ai envie d’être avec toi, ce soir. J’ai passé une bien drôle de journée.
En haut de la colline, la tueuse arrête et inspire profondément l’air de la nuit. Spike la regarde et sourit doucement. Timidement, la jeune femme avance sa main vers le bras du vampire et prend sa paume dans la sienne. Elle fait la moue devant l’air rieur du vampire.
Valery : Arrête de te moquer et viens.
Et elle le tire sur l’autre versant de la colline. Chez Willow et Tara. Willow viens de coucher Catherine qui a finalement réussit à passer au travers ses devoirs. On frappe discrètement à la porte. Tara se lève, très énervée, et va ouvrir. Devant elle se tient une jeune femme aux cheveux bruns, de taille moyenne, avec un joli sourire.
Tara : Mathilde! (la serre dans ses bras)
Mathilde : Tara! Comment vas-tu? (se défait de l’étreinte)
Tara : Très bien. Mais où ai-je la tête? Entre, je t’en prie.
Tara prend la valise de la jeune femme. Celle-ci entre tranquillement et sourit à Willow, qui se lève pour lui serrer la main. Tara fait les présentations. Elles passent toutes les trois au salon où elles discutent. Mathilde explique qu’elle est là pour un emploi qu’elle n’est pas certaine d’obtenir. Puis, les deux sorcières la guide à sa chambre.
Dès que la porte est refermée, Mathilde se jette sur sa valise. Elle en sort un bouquin de magie très ancien et une chandelle blanche. Lentement, elle se met à incanter, doucement. On dirait qu’elle chante…et que la flamme danse.
Devant chez Valery. Elle revient tranquillement chez elle, tenant toujours Spike par la main, qui ne demande pas mieux. Ils rient ensemble et s’amusent. La tueuse se sent légère, ce soir, pleine d’énergie. Cette soirée l’a revigorée. Spike, la sentant un peu anxieuse, a fait de son mieux pour la distraire, avec succès.
Valery monte les quelques marches la séparant de sa porte, accompagnée par le vampire. Leurs regards se croise un instant. Valery baisse les yeux et sourit doucement. Spike fait de même au même moment.
Valery : Je sais que ça fait un peu cliché, mais j’ai passé une très bonne soirée.
Spike : Je sais que ça fait un peu cliché, mais moi aussi.
Valery : Je n’ai pas envie de rentrer.
Spike : Là, c’est vrai, ça fait cliché.
Valery : (rit, lui donne une petite tape sur l’épaule) Arrête de te moquer de moi.
Spike : Mais j’adore me moquer de toi, poussin. C’est très distrayant.
Valery : Cette fois, il va vraiment falloir que je rentre.
Spike : (son sourire diminue un peu) Alors je crois que je vais aller rejoindre ce cher Chris…
Valery sourit. Timidement, après plusieurs mouvements de recul, elle l’embrasse sur la joue et s’éloigne. Spike laisse filer sa main et la regarde rentrer. Il laisse retomber son bras, se retourne et descend une marche. Puis, il entend la porte se rouvrir et des pas se rapprocher. La vampire se retourne d’un bloc. Valery revient d’un coup saisir sa bouche de ses lèvres chaudes et pleines, exauçant d’un coup le souhait le plus cher de Spike. Trop heureux de la tournure des évènements, il enlace passionnément la jeune femme qui se presse contre lui. Ils sont seuls dans la nuit, baignés de la lumière douce de la lune qui amorce déjà son déclin.
Du moins, le croient-ils. Non loin delà, un vampire machiavélique concocte un plan diabolique en observant la scène.
Richard : Bientôt, tueuse. Bientôt.
À suivre…